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Bref passage au portes de la mort.

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MessageBref passage au portes de la mort. Lun 21 Avr - 23:30


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∂6 Conte : Once Upon A Time
Rubis : 191



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Liste des Participants : 1° Milah / 2° Hadès / Guest star potentielles : Killian/Rumple/Whale
Contexte  du sujet :
Milah vient de mourir suite au "duel" entre Killian et Rumple qui coutera la main du Capitaine, entre autre. C'est donc bien avant le Sort Noir, bien avant même que l'idée du Sort n'effleure Rumple.

Période de la journée : le soir si je ne m'abuse mais au Royaume d'Hadès quelle importance ?
Météo : C'était une belle soirée d'été, mais là où je vais, est-ce important ?
" Bref passage aux portes de la Mort "
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La mort de Milah
J

e n'avais jamais regretté mon choix. C'était affreux à dire, j'avais abandonné mon mari....oui, bon, ça ne compte pas, il n'avait aucune personnalité, aucun intérêt et on ne peut pas vraiment dire que je l'aimais...Bref, passons, je n'ai rien dit. J'avais abandonné mon fils, mon fils que j'aimais tendrement, au demeurant, autant que je puisse aimer du moins, étant tout de même foncièrement égoïste, avouons-le, et je n'avais jamais, pas un instant, pas une seconde, regretté ce choix. Cela faisait-il de moi un monstre ? Je m'étais posé la question plus d'une fois, entre mes aventures et la passion qui me liait à Killian, mais la réponse ne me plaisait guère et j'avais fini par cesser d'y penser. J'avais abandonné mon fils et j'avais fait le choix d'oublier cette partie de ma vie, de ne plus y penser, puisque je ne regrettais rien.

Il faut dire que la vie en mer laissait peu de temps à la réflexion, à l’apitoiement et aux questionnements existentiels. Et le peu de temps que j'aurais pu avoir Killian l'occupait entièrement, que ce soit avec passion ou en m'entrainant au combat j'étais rarement seule et je ne le souhaitais pas.

Je m'étais rapidement habituée à la vie sur le bateau, à cet univers d'hommes qui m'avaient acceptée pourtant si rapidement, à cette famille nouvelle que j'appréciais chaque jour davantage. Ce bateau faisait partie de ma vie, tout comme Killian et l'équipage d'une façon que Rumple et Baelfire ne pourraient jamais approcher. J'avais trouvé ma voie, mon univers, ma vie, enfin.

C'est dans cet état d'esprit que je me trouvais lorsque, lors d'une escale, Killian tomba nez à nez avec un homme étrange au boitillement familier mais à l'allure trop assurée pour être mon époux. Et pourtant quand il commença à parler, quand il releva son capuchon, Killian le reconnut tout de suite. Je n'étais guère loin, encore dans la taverne à discuter avec l'équipage, Killian combattit seul jusqu'à ce que je sorte pour le retrouver, sans aucune idée de ce qui se passait. Il avait dit que j'étais morte, Rumple sursauta donc en me voyant. J'aurais du comprendre, à son sourire, j'aurais du comprendre à son regard, j'aurais du comprendre à son assurance j'aurais du...Mais qu'il est facile de savoir, après coup, qu'il est aisé de refaire le passé et de se flageller pour tout ce qu'on n'a pas vu, pas dit, pas fait. Le passé est passé, qui sait ce que des actions différentes auraient pu y changer.

Je tentais de lui faire comprendre ce que je ressentais, ce que cette vie représentait pour moi, nous trouvâmes même un terrain d'entente, un haricot contre notre vie sauve. J'ignorais pourquoi il avait besoin d'un haricot, comment il avait acquis le pouvoir qui semblait être le sien désormais. Je ne voulais qu'une chose, qu'il sorte de ma vie. Je n'ai pas demandé de nouvelles de notre fils, cela aurait-il arrangé les choses ? Cela aurait-il permis d'éviter ce qui se produisit ensuite ? J'en doute, mais qui peut se vanter de savoir ce qui aurait pu être ?

Il ne tint pas sa promesse, je sentis la mort m'envahir, ma dernière pensée fut pour Killian, je plongeais mon regard dans le sien, j'aurais voulu lui dire ce que je ressens pour lui, nous n'avons jamais pris la peine de le dire....Nous n'avons jamais eu besoin de le dire, c'était la beauté de notre relation, l'évidence, la simplicité, pas de grandes déclarations, pas de discours grandiloquents, juste la passion de deux corps liés pour l'éternité.

Dans la mort encore je sentais ses bras tenant mon corps, je sentais ses lèvres sur les miennes, je sentais la passion de nos ébats, tout cela s'estompait en un maelström d'émotions incontrolées puis ce fut le noir.

Cela dura si peu de temps que je pourrais l'avoir rêvé, avant que je m'en rende compte j'étais debout, de Killian, Rumple, l'équipage, le bateau, plus la moindre trace. Face à moi une barque, miteuse, semblant prête à prendre l'eau. Un passeur tout sauf aimable me dévisageait, il tendit une main décharnée, sans comprendre pourquoi je lui tendis une pièce d'or et montais à bord. Cela me semblait naturel, même si tout mon être trouvait cela étrange et déroutant il me semblait également que c'était l'acte le plus naturel du monde. Un paradoxe que je ne m'explique toujours pas.

Le voyage fut court et long à la fois, la barque semblait immobile tant le paysage restait identique au fil de l'eau et pourtant elle se mouvait avec une rapidité que le Jolly Rogers ne pouvait que lui envier. Là encore un paradoxe que je ne m'explique pas. Ce monde était fait ainsi, de logique et d'irréel, de concret et de merveilles.

Enfin la barque s'arrêta, je n'avais pas la sensation d'avoir bougé mais je sus que j'étais arrivée, je mi pied à terre et lorsque je me retournais j'étais seule sur une berge froide, le brouillard montait en volutes glacées et me caressait les jambes sous ma jupe. Je retint un frisson et avançais, dans n'importe quelle direction, ou dans al seule possible, je ne saurais dire. Ce monde semblait vide et immense, ou bien n'était-il qu'un petit couloir menant à Hadès ? Je ne le saurais sans doute jamais, dans tous les cas je ne suis pas pressée d'y retourner pour vérifier.

J'avançais donc et finit par entrer dans une immense pièce où le brouillard ne m'accompagna pas. Un feu éclairait la pièce sans la réchauffer et sur un trône immense se tenait un homme d'un certain âge à la longue barbe poivre et sel. Je n'osais bouger, ni parler, attendant qu'il daigne me parler.


code by Mandy


HJ:
 


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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Mar 22 Avr - 14:15


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∂6 Conte : Hercules
Rubis : 81



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