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Bref passage au portes de la mort.

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MessageBref passage au portes de la mort. Lun 21 Avr - 23:30


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∂6 Conte : Once Upon A Time
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Liste des Participants : 1° Milah / 2° Hadès / Guest star potentielles : Killian/Rumple/Whale
Contexte  du sujet :
Milah vient de mourir suite au "duel" entre Killian et Rumple qui coutera la main du Capitaine, entre autre. C'est donc bien avant le Sort Noir, bien avant même que l'idée du Sort n'effleure Rumple.

Période de la journée : le soir si je ne m'abuse mais au Royaume d'Hadès quelle importance ?
Météo : C'était une belle soirée d'été, mais là où je vais, est-ce important ?
" Bref passage aux portes de la Mort "
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La mort de Milah
J

e n'avais jamais regretté mon choix. C'était affreux à dire, j'avais abandonné mon mari....oui, bon, ça ne compte pas, il n'avait aucune personnalité, aucun intérêt et on ne peut pas vraiment dire que je l'aimais...Bref, passons, je n'ai rien dit. J'avais abandonné mon fils, mon fils que j'aimais tendrement, au demeurant, autant que je puisse aimer du moins, étant tout de même foncièrement égoïste, avouons-le, et je n'avais jamais, pas un instant, pas une seconde, regretté ce choix. Cela faisait-il de moi un monstre ? Je m'étais posé la question plus d'une fois, entre mes aventures et la passion qui me liait à Killian, mais la réponse ne me plaisait guère et j'avais fini par cesser d'y penser. J'avais abandonné mon fils et j'avais fait le choix d'oublier cette partie de ma vie, de ne plus y penser, puisque je ne regrettais rien.

Il faut dire que la vie en mer laissait peu de temps à la réflexion, à l’apitoiement et aux questionnements existentiels. Et le peu de temps que j'aurais pu avoir Killian l'occupait entièrement, que ce soit avec passion ou en m'entrainant au combat j'étais rarement seule et je ne le souhaitais pas.

Je m'étais rapidement habituée à la vie sur le bateau, à cet univers d'hommes qui m'avaient acceptée pourtant si rapidement, à cette famille nouvelle que j'appréciais chaque jour davantage. Ce bateau faisait partie de ma vie, tout comme Killian et l'équipage d'une façon que Rumple et Baelfire ne pourraient jamais approcher. J'avais trouvé ma voie, mon univers, ma vie, enfin.

C'est dans cet état d'esprit que je me trouvais lorsque, lors d'une escale, Killian tomba nez à nez avec un homme étrange au boitillement familier mais à l'allure trop assurée pour être mon époux. Et pourtant quand il commença à parler, quand il releva son capuchon, Killian le reconnut tout de suite. Je n'étais guère loin, encore dans la taverne à discuter avec l'équipage, Killian combattit seul jusqu'à ce que je sorte pour le retrouver, sans aucune idée de ce qui se passait. Il avait dit que j'étais morte, Rumple sursauta donc en me voyant. J'aurais du comprendre, à son sourire, j'aurais du comprendre à son regard, j'aurais du comprendre à son assurance j'aurais du...Mais qu'il est facile de savoir, après coup, qu'il est aisé de refaire le passé et de se flageller pour tout ce qu'on n'a pas vu, pas dit, pas fait. Le passé est passé, qui sait ce que des actions différentes auraient pu y changer.

Je tentais de lui faire comprendre ce que je ressentais, ce que cette vie représentait pour moi, nous trouvâmes même un terrain d'entente, un haricot contre notre vie sauve. J'ignorais pourquoi il avait besoin d'un haricot, comment il avait acquis le pouvoir qui semblait être le sien désormais. Je ne voulais qu'une chose, qu'il sorte de ma vie. Je n'ai pas demandé de nouvelles de notre fils, cela aurait-il arrangé les choses ? Cela aurait-il permis d'éviter ce qui se produisit ensuite ? J'en doute, mais qui peut se vanter de savoir ce qui aurait pu être ?

Il ne tint pas sa promesse, je sentis la mort m'envahir, ma dernière pensée fut pour Killian, je plongeais mon regard dans le sien, j'aurais voulu lui dire ce que je ressens pour lui, nous n'avons jamais pris la peine de le dire....Nous n'avons jamais eu besoin de le dire, c'était la beauté de notre relation, l'évidence, la simplicité, pas de grandes déclarations, pas de discours grandiloquents, juste la passion de deux corps liés pour l'éternité.

Dans la mort encore je sentais ses bras tenant mon corps, je sentais ses lèvres sur les miennes, je sentais la passion de nos ébats, tout cela s'estompait en un maelström d'émotions incontrolées puis ce fut le noir.

Cela dura si peu de temps que je pourrais l'avoir rêvé, avant que je m'en rende compte j'étais debout, de Killian, Rumple, l'équipage, le bateau, plus la moindre trace. Face à moi une barque, miteuse, semblant prête à prendre l'eau. Un passeur tout sauf aimable me dévisageait, il tendit une main décharnée, sans comprendre pourquoi je lui tendis une pièce d'or et montais à bord. Cela me semblait naturel, même si tout mon être trouvait cela étrange et déroutant il me semblait également que c'était l'acte le plus naturel du monde. Un paradoxe que je ne m'explique toujours pas.

Le voyage fut court et long à la fois, la barque semblait immobile tant le paysage restait identique au fil de l'eau et pourtant elle se mouvait avec une rapidité que le Jolly Rogers ne pouvait que lui envier. Là encore un paradoxe que je ne m'explique pas. Ce monde était fait ainsi, de logique et d'irréel, de concret et de merveilles.

Enfin la barque s'arrêta, je n'avais pas la sensation d'avoir bougé mais je sus que j'étais arrivée, je mi pied à terre et lorsque je me retournais j'étais seule sur une berge froide, le brouillard montait en volutes glacées et me caressait les jambes sous ma jupe. Je retint un frisson et avançais, dans n'importe quelle direction, ou dans al seule possible, je ne saurais dire. Ce monde semblait vide et immense, ou bien n'était-il qu'un petit couloir menant à Hadès ? Je ne le saurais sans doute jamais, dans tous les cas je ne suis pas pressée d'y retourner pour vérifier.

J'avançais donc et finit par entrer dans une immense pièce où le brouillard ne m'accompagna pas. Un feu éclairait la pièce sans la réchauffer et sur un trône immense se tenait un homme d'un certain âge à la longue barbe poivre et sel. Je n'osais bouger, ni parler, attendant qu'il daigne me parler.


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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Mar 22 Avr - 14:15


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Tu soupires, voilà encore des morts,
Par centaines, défilant chaque jour des âmes sans corps,
Parmi tout cela tu la vois, elle,
Son âme comme les autres s'avançant,
Attendant ton cruel jugement.


- Akuma, la narratrice de Hadès.


****

Les Enfers. Ce monde possède bien d'autres noms encore ! L'Erèbe, l'Hadès, le monde souterrain, l'Underworld en anglais...bref...Que peut bien vous évoquer ce lieu ? Un bien sinistre endroit où les âmes des anciens vivants ne peuvent plus jamais remonter à la surface, où y vivent de terrifiantes créatures obéissant au terrible maître des lieux, le dieu souverain de ce monde, Hadès.

Lorsque vous mourrez, votre âme descend directement sur les rives du Styx, fleuve infernal qui délimite la frontière entre le monde des vivants et le royaume du dieu le plus haï de la mythologie grecque. Là, l'impitoyable Charon, vieillard décharné ou bien squelette - tout dépend de l'humeur du jour - le passeur vérifie que vous avez bien votre obole, la prend et vous fait passer, quitte à vous frapper si vous essayez de retourner du côté des vivants à juste titre, ou bien vous interdit l'accès à sa barque si vous n'avez pas l'obole demandée car vous n'avez pas eu de rites funéraires appropriés; et vous êtes condamné à errer sur les berges en ce cas durant cent ans avant de pouvoir passer, à moins que vous ne décidiez d'aller hanter les vivants pour avoir ces foutus rites appropriés !
Cerbère, gardien de l'entrée de l'Erèbe dévore ceux qui tentent de fuir, ce chien étrange à trois têtes de trois mètres de haut peut-être, effrayant au possible dont on dit que les langues des trois têtes terribles sont des serpents venimeux et que leurs yeux sont rougeoyants couleur feu et qu'ils peuvent cracher des flammes; en vérité il n'en est rien, contentez-vous d'imaginez un gros chien de trois mètres de haut environ - probablement la plus grosse créature qui soit dans l'Erèbe et la narratrice que je suis ne compte pas les Titans enfermés dans le Tartare - au pelage sombre couleur des ténèbres environnants, aux yeux effectivement rouges et aux crocs acérés qui déchiquettent qui tente de fuir, et les langues ne sont pas des serpents venimeux - eh oui, les auteurs tragiques de l'Antiquité avaient tendance à exagérer un peu trop.
Et les morts ne jamais eux-mêmes ce qu'il en est: est-ce un couloir, une route, un chemin sinueux ? Il fait chaud, il fait froid, l'âme ne saurait dire, l'âme est plutôt perdue, normal elle vient juste de mourir ! La mort est une sensation étrange et Hadès a toujours eu l'habitude de voir les pauvres mortels décédés s'égarer dans son monde dès l'arrivée, si bien qu'il avait jadis pensé qu'il ferait mieux de baliser la route. Il eut une méthode plus efficace, les morts étaient automatiquement attirés sur l'espèce de route plus ou moins brumeuse où les morts avaient froids et seul le maître des lieux semblait ressentir une vague chaleur à cause des flammes.
Chose étrange qu'il s'est toujours demandé: pourquoi les morts avaient toujours cette folle impression d'être seuls sur les rives du Styx, seuls dans la barque de Charon, seuls à l'arrivée devant cette foutue route glacée et brumeuse, seuls devant lui; et les morts le pensaient fou à parler seul alors qu'en réalité ils ne voyaient pas l'afflux d'âmes juste à côté d'eux, autour d'eux à qui il se devait de parler ! Et ce n'est qu'ensuite, lorsque dirigés ou bien vers les champs d'Asphodèles, ou bien vers le Tartare, ou bien vers les Champs Elysées que les morts se voyaient, qu'ils voyaient leurs semblables ! Sorte de bug magique ? Le dieu ne saurait vous répondre ni moi non plus.

Sur son trône fait d'un mélange de plusieurs roches sombres que l'on ne trouve sous terre, Hadès siégeait là, regardant les morts passer devant lui avant qu'il ne les dirige vers l'un des trois endroits des Enfers déjà cités, aidé des trois juges infernaux; et ils regardaient à eux quatre la vie de chaque mortel, sur le fil que présentaient les Parques qui déroulaient le fil de la vie, le tenaient et le coupaient.
Hadès. L'homme mesurant un mètre quatre-vingt-cinq environ, d'une taille svelte et d'une fine musculature non visible à cause de l'armure sombre qu'il portait - non pas qu'il risque de mourir ou de se battre à toute heure de la journée nuitée (?), mais lorsqu'il doit aller nourrir Cerbère, et ce dernier étant ce qu'il est...hum...comment dire...vous savez, quand vous allez nourrir votre chien, il est tellement heureux qu'il vient vous faire la fête, vous lécher la joue quand vous vous penchez, veut jouer avec vous et se jette sur la nourriture !...eh bien...Cerbère c'est son cas, et Hadès en a juste un peu marre de finir avec des bleus sur tout le corps à cause de ce très gros chien qui ne cesse de le culbuter pour jouer; maintenant imaginez la scène et riez - ses longs cheveux jadis noirs allaient sur le poivre et sel tombant sur ses épaules et allaient jusqu'aux bas de ses reins et sa longue barbe ne descendait pas bien loin que le bas de son cou si ce n'est plus haut, sa peau si pâle semblable à celle des morts signifiait qu'il y avait si longtemps qu'il n'avait pas revu la lumière d'Hélios, et son regard blasé à l'arrivée de nouveaux morts fraîchement débarqués avait la couleur de l'aigue-marine. Dans sa main droite il avait sa lance à deux fourches - dont le manche se terminait en bas par une pointe et le tout semblait être en airain, et lorsqu'on l'avait entre les mains, l'on pouvait apercevoir de fines ciselures d'argent ou bien d'or et l'Oméga gravé dessus, à l'endroit où les deux fourches se rejoignaient pour faire place au manche - et à sa gauche, posée sur un support de marbre noir, la kunée, le casque qui permet de rendre invisible son porteur à absolument toute chose aussi bien aux yeux d'un mortel que d'un immortel et aucun sort anti-invisibilité ne pouvant détecter son porteur, seuls les yeux de son propriétaire - donc Hadès - voient le porteur ainsi invisible; assez pratique quand il s'agit d'un petit voleur qui vient le lui emprunter sans son accord.

Assis sur son trône de roches sombres, le dieu regarda, blasé la masse informe d'âmes sous ses yeux; il n'avait que cela à faire de la journée et aucun dieu ne l'avait demandé afin d'aller châtier tel mortel orgueilleux. Rien ne semblait changer de son quotidien mortellement ennuyant et il se tourna vers les trois ombres, les trois juges que les morts ne voyaient pas mais pouvaient entendre; Rhadamanthe, Minos et Eaque. Les fils coupés par les Parques de chacun des mortels décédés présents apparurent et les jugements furent vite faits pour la plupart, beaucoup allaient dans les Champs des Asphodèles.
Cela dura le temps qu'il fallut, mais la notion du temps étant quelque chose de plus ou moins abstrait en ces lieux sinistres car il n'y en avait juste pas, on pouvait dire que la dernière âme à être jugée a certainement dû attendre un peu plus de...plusieurs heures...Mais qu'importe l'attente, Hadès a bien toute l'éternité devant lui n'est-ce pas ? Et la dernière âme aussi pas vrai, puisqu'elle est morte, la vie n'a plus tellement d'importance, le temps non plus...En principe.
Le dieu attrapa le dernier fil, celui de la dernière âme et regarda, surpris. Il baissa les yeux vers l'âme, celui d'une femme. Les trois juges ne disaient rien, ils attendaient, mais Hadès ne disant rien ils osèrent se prononcer: les Champs des Asphodèles criait Minos, ah non le Tartare pour cette femme qui a abandonné son mari et son fils disait Eaque, et Rhadamanthe qui apostrophait ce dernier pour lui dire qu'elle n'a pas sa place pour le Tartare puisqu'elle n'a en somme fait que suivre ce que lui dictait son coeur, et Minos qui criait aux Champs des Asphodèles pour la femme; si bien que Hadès intervint lui-même, se levant d'un seul coup, une aura enflammée apparaissant soudainement autour de lui.


-ASSEZ TOUS LES TROIS ! SILENCE !

Les juges se calmèrent aussitôt et les flammes autour du dieu s'estompèrent et disparurent. Il descendit de son trône de roches sombres et s'avança vers la mortelle décédée, son fil de la vie coupé disparu des mains de Hadès qui n'avait pas besoin d'en voir plus puisqu'il avait déjà tout vu.

-Milah...

Le dieu avait une voix glaciale.

-Ainsi voici parmi nous la femme de mon déserteur de serviteur !

Rumplestilskin et Hadès ? Voilà encore une histoire bien compliquée ! Voulez-vous que je vous la raconte pour mieux comprendre ?

Hadès a pour tâche de punir les mortels faisant preuve de trop d'orgueil envers les dieux de l'Olympe, si bien qu'au bout d'un moment, il en fut las et décida de trouver un moyen pour échapper à cette corvée; il créa le Ténébreux qui serait alors contrôlé avec une dague - parce qu'à l'époque le seul objet qu'il avait sous la main était une dague, autrement c'aurait pu être n'importe quoi d'autre ! - donnant naissance à Zoso. Mais ce dernier s'enfuit, puis après quelques péripéties, "se suicida" et Rumplestilskin devint le nouveau Ténébreux. Et puisqu'actuellement notre cher Hadès n'a strictement aucune nouvelle quant à celui qui est censé faire son sale boulot, peut-être aurait-il une chance de le retrouver cette fois-ci.


-Ni les Champs d'Asphodèles, ni le Tartare, ni aucun des trois endroits de l'Erèbe pour le moment; j'ai d'autres projets pour toi, Milah.




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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Mar 22 Avr - 21:55


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Le jugement de Milah
D

es voix désincarnées semblaient statuer sur mon cas. Moi qui prenait garde à ne pas penser à mon passé, à mes choix, à mes décisions, voilà qu'ils tergiversaient pour savoir si j'étais gentille ou méchante, cela me semblait si manichéen. J'aurais voulu m'expliquer, leur dire ce que je ressentais, leur dire mes raisons, mais elles semblaient si égoïstes. Sans doute l'avaient-elles toujours été mais je ne le voyais pas ainsi.

Je n'avais jamais eu la prétention d'être altruiste, tout de même, mais je n'avais sans doute jamais vraiment pris le temps de m'arrêter pour observer les conséquences de mes choix.  Peut être parce qu'au fond de moi je savais que je blessais des gens ? Ou peut être parce que je ne voulais pas culpabiliser de vouloir une vie meilleure. Après tout je n'avais jamais tué (sauf quand je ne pouvais faire autrement, pour sauver ma vie.....contre des gens que j'avais attaqué pour les voler, certes mais sans réelle intention de les tuer au départ et....Oui....bon d'accord, dire que j'étais gentille ou excuser mes actes en arguant que je suivais mon coeur n'était pas vraiment évident, d'ailleurs la voix qui défendait cet argumentaire semblait faiblir quelque peu.

J'aurais aimé parler mais je sentais que je ne ferais qu'aggraver mon cas, je détestais cette sensation d'être jugée, que chacune de mes actions étaient passées au crible, étudiées, devant moi sans qu'on me demande le pourquoi du comment. Un proverbe dit qu'avant de juger quelqu'un il faudrait passer un an dans ses chaussures, qu'ils les essayent donc, mes chaussures, qu'ils la découvrent, ma vie, ma vie de paysanne toujours à trimer au champ, ma vie comme femme du lâche du village, ma vie mortellement ennuyeuse de femme au foyer, de mère. Qu'ils vivent à travers moi la passion qui vous consume intégralement, qu'ils vivent l'aventure eux qui ne devaient jamais quitter ce monde glacé dont le brouillard semblait ne jamais vouloir se dissiper et le soleil ne jamais se lever. Qu'ils viennent essayer mes chaussures, qu'ils voient ce qu'ils auraient, alors, fait différemment.

Mais quelque chose me disait qu'on ne devait pas souvent leur parler sur ce ton et que je ferais mieux de m'abstenir. L'homme au centre se chargea de les faire taire à ma place, flamboyant, au sens propre du terme, aussi étrange que ça paraisse, il réclama le silence puis me toisa des pieds à la tête puis de la tête aux pieds. Je n'en menais pas large, mon coeur battait la chamade, pourtant à mon habitude je lui rendis son regard sans baisser les yeux, sans baisser la tête. Car si j'avais une qualité (ou un défaut) c'était bien ma fierté. J'avais pris des décisions et fait des choix qui n'étaient pas tous bon, mais je les avais assumé, je n'avais pas regardé en arrière, et qu'importe ce que disaient les voix invisibles, j'avais fait au mieux, au mieux compte tenu de qui j'étais et de ce que j'avais vécu et je n'avais pas à baisser la tête, pas à avoir honte. Jamais je n'aurais honte, surtout pas d'avoir rejoint Killian.

-Ainsi voici parmi nous la femme de mon déserteur de serviteur !


Bon....J'avoue, celle là je ne l'attendais pas. Rumple le serviteur de cet inconnu ? Je ne voyais pas du tout ce que Rumple pouvait faire pour cet homme, du moins je ne voyais pas ce que mon Rumple, celui que j'avais connu, couard gémissant et boiteux, pouvait faire pour cet homme. Mais celui que j'avais rencontré récemment, celui qui m'avait tuée....Lui par contre semblait puissant, pas une puissance innée, pas quelque chose d'intrinsèque au personnage (en même temps je m'en serais rendue compte plus tôt sans doute) mais plutôt....comme s'il avait emprunté ce pouvoir. Se pouvait-il qu'il l'ait emprunté à cet homme imposant ?

Cela pourrait expliquer sa puissance, après tout, j'ignorais qui exactement était en face de moi mais je sentais bien qu'il était la mort ou son incarnation d'une façon ou d'une autre, et il dégageait une réelle puissance, un pouvoir intrinsèque et inné, le genre de pouvoir qui m'aurait attiré auparavant. Mais depuis que j'avais rencontré Killian plus aucun homme n'avait su attirer mon regard. Moi qui n'avais jamais été fidèle je n'avais même plus la moindre envie d'infidélité. L'amour est presque aussi puissant que le disent les contes pour enfants.

Sa dernière phrase me ramena dans al pièce glacée que mon esprit avait quitté pour rejoindre les bras de mon amant l'espace d'un souvenir. Des projets pour moi ? Je ne savais si je devais me réjouir ou m'effrayer d'attirer l'attention de cet homme, mais dans tous les cas il était temps que je prenne la parole, sans doute.

"J'ignorais, Messire, que Rumple était votre Serviteur, cela doit dater d'après mon départ sans doute, car auparavant il ne vous eut pas été très utile. Quels que soient vos projets à mon sujet je doute d'avoir la moindre influence sur mon déserteur de mari, sans quoi il n'eut pas déserté à l'origine et continué de le faire depuis."

Certes je n'étais pas la mieux placée pour parler de désertion, moi qui avais quitté maison, ami, village, mari et enfant pour aller vivre l'aventure. Mais au moins n'était-ce pas par lâcheté que j'avais fait ce choix, au moins ne m'étais-je pas voilé la face en inventant une voyante aveugle pour justifier ma couardise. J'avais, au contraire, eu le courage de suivre mon cœur, mes envies, mes désirs, enfin.


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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Mar 22 Avr - 23:45


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"J'ignorais, Messire, que Rumple était votre Serviteur, cela doit dater d'après mon départ sans doute, car auparavant il ne vous eut pas été très utile. Quels que soient vos projets à mon sujet je doute d'avoir la moindre influence sur mon déserteur de mari, sans quoi il n'eut pas déserté à l'origine et continué de le faire depuis."
 
Comment dire ?
Hadès avait légèrement buguer - se montrant par un haussement de sourcil et un léger silence avant de répondre - au vouvoiement; je précise simplement que durant l'Antiquité, le vouvoiement n'existait uniquement que si on s'adressait à plusieurs personnes, et or ici elle ne s'adressait qu'au dieu, jusqu'à ce qu'il comprenne de qui elle parlait; dix mille ans, il les fait psychologiquement - je vais me faire tuer par lui à la fin de ce post...
Mais exit ce fait vous vous en fichez, vous autres derrière les pages de ce livre que vous lisez, et donc venons-en aux faits.

 
-Cela je le sais et ton départ qui l'a changé semble t-il, mais cela ne fait rien, il reste ce qu'il est pour le moment.
 
Il se rapprocha, les deux se faisant face et les trois juges se taisant, retenant leur souffle; mais enfin que faisait Hadès ? D'autres morts n'allaient pas tarder à arriver ! Et s'ils se disputaient encore tous les trois, en sachant que c'était le dieu qui tranchait la décision ?!
 
-D'autres morts vont encore venir, disait justement Eaque de sa voix grave mais ferme, semblant plus ou moins rappeler à l'ordre le souverain des Enfers.
 
Hadès se tourna vers Eaque, d'où Milah ne verrait rien d'autre que le dieu se tournant vers un siège de pierre noire complètement vide où il n'y avait pas de brume et seul un brasero l'éclairant. Et bien sûr, devinerait qu'un des trois juges se trouvait là, le dénommé Eaque, puisqu'il avait parlé.
 
-Me donnerais-tu des ordres maintenant, impudent ?
 
Le ton du dieu était limite sarcastique. Une lueur méchante mais fugace passa dans le regard aigue-marine de Hadès qui se retourna pour de nouveau planter ses yeux dans ceux de Milah qui lui tenait tête; elle ne manquait pas de caractère et cela permettrait au dieu de l'utiliser pour ses projets qu'il avait en tête, car autrement elle se ferait bouffer par les monstres.
 
-Non Hadès.
 
-Bien, maintenant tu te tais, avait-il dit en regardant Milah, mais avec de la jugeotte, on pouvait facilement se dire que ce n'était pas à elle qu'il avait dit cela. Milah...charmante Milah...impétueuse Milah...
 
Il faisait les cent pas autour d'elle, la regardant comme on juge une marchandise - eh oui, Hadès dans le passé, c'était pas le gentil de l'histoire mais pas nécessairement le vilain à exécuter, mais ne mélangeons pas les bouts d'histoire - tournant autour d'elle.
 
-Celle qui a abandonné son mari et son fils pour vivre la grande aventure auprès de celui qu'elle aimait...pardon...aime...Tu l'aimes encore n'est-ce pas ? Tu aurais préféré continuer à vivre auprès de lui, mais Rumplestilskin vient de tout t'enlever...J'ai des projets à ton égard et un marché à te proposer.
 
Hadès avait en effet besoin de quelqu'un, un messager ou bien une messagère afin d'aller quérir de l'aide de la part de monstres en tous genres dans les royaumes pour qu'ils l'aident à renverser Zeus. Il avait déjà l'appui de toutes les créatures de son propre monde, mais ce ne serait pas assez. Les Titans étaient prêts à affronter les Olympiens pourvu que Zeus décède; Hadès n'aurait qu'à les renfermer de nouveau, mais avec son cher petit frère dedans pour qu'ils s'amusent.
 
Tu vas souffrir quand j'ai souffert petit frère; bientôt tu connaîtras le véritable sens du mot abandon.
 
Oui, au fond le dieu se sentait abandonné de tous ses semblables immortels, festoyant et vivant la belle vie sur leur Mont Olympe d'où il avait été banni injustement pour régner sur ce monde cauchemardesque et infernal, s'enfermant dans sa carapace d'être glacial et impitoyable et avait fini par fusionner avec ce personnage; il était devenu sadique, froid, méchant, sans pitié aucune, malveillant, cruel.
Et incroyablement seul.
Son coeur devenu noir s'était brisé entièrement après toutes les moqueries des Olympiens et leur désamour pour lui, alors qu'ils étaient de la même famille.
 
Le projet du dieu était simple: renverser les dieux de l'Olympe, mais surtout Zeus et prendre sa place. Mais cela, Milah ne le saurait pas, du moins pas tout de suite.
 
Sa messagère se devait d'avoir beaucoup de caractère, de fierté et un bon répondant, car les monstres dont elle devrait aller quérir l'aide la dévorerait sûrement si elle se montrait trop faible et trop fragile psychologiquement et physiquement parlant. Milah était parfaite pour le rôle, et de plus, elle savait se battre.

 
-Je ne peux pas sortir des Enfers ainsi à cause de beaucoup de tâches que je dois faire, en revanche, l'âme d'une mortelle peut facilement remplir l'office que je vais te confier, une tâche toute simple: j'ai besoin que tu ailles quérir l'aide de quelques monstres dont je te donnerai la liste si tu acceptes; je te donnerai de quoi te défendre au cas où contre eux et te rendrai aussi matérielle que je le pourrai - je suis le dieu souverain des Enfers, tu te doutes que la vie n'est pas spécialement mon domaine malgré mes pouvoirs. En échange je te laisse le choix quant au scénario que tu souhaites pour retrouver ce cher pirate dont tu t'es amourachée; Killian Jones, c'est ainsi que cela se prononce ? : durant ton temps libre entre chaque monstre à aller voir, soit tu restes matérielle mais invisible grâce à la kunée - mon casque qui rend invisible et que je te prêterai pour t'aider si jamais un monstre t'attaque - pour lui rendre visite, mais tu ne pourras pas lui parler ni le toucher - vu que tu ne seras pas totalement matérielle, cela risque d'être un peu difficile - soit tu pourras aller lui rendre visite...dans ses rêves; et en ce cas tu pourras lui parler si tu le souhaites. Et si jamais tu te demandes pourquoi je te donnerai de quoi te défendre contre des créatures si tu n'es pas totalement matérielle, c'est pour la simple et bonne raison que la plupart des monstres sont magiques et peuvent te blesser tout de même; et lorsqu'une âme déjà morte décède dans cet état, elle disparaît pour toujours; en principe car je n'ai jamais testé.
 
C'était à prendre ou à laisser.
 
-Mais si jamais tu refuses, ce que je comprendrai facilement car tu es morte et maintenant que la vie s'est terminée pour toi, il est fort probable que tu te fiches pas mal de ce que devient désormais ce criminel que tu aimes; et qui finira sûrement mal et dans le Tartare pour y subir d'horribles tourments tandis que toi tu iras t'ennuyer comme beaucoup de mortels qui n'ont pas su se rendre intéressants dans leur triste vie dans les Champs des Asphodèles.
 
Hadès avait dit tout cela sur un ton détaché. Il voulait que Milah accepte, bien qu'il pouvait toujours la remplacer par une autre âme, mais il était certain qu'elle accepterait peut-être ne serait-ce que pour pouvoir revoir Killian Jones, ledit criminel ou plutôt pirate au grand coeur.
L'Amour, le dieu l'avait constaté, faisait des ravages, et les humains étaient prêts à tout braver pour leur Amour; y compris braver les dieux, ces inconscients mortels ! Et il en avait fait l'expérience plusieurs fois, entre autre avec le mémorable Orphée et sa jeune Eurydice; Hadès en avait pleuré, ce qui avait été incroyable car ordinairement ne le faisant jamais; faire pleurer le dieu le plus détestable et impitoyable qui soit...whouah !
 
Mais pour l'heure chers lecteurs, attendez patiemment la suite de l'histoire, car elle ne devrait pas tarder à arriver.




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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Mer 23 Avr - 17:25


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Le choix de Milah
J

e restais sans voix, écoutant la dispute entre l'invisible et Hadès, puisque tel semblait être son nom. Je restais sans voix, immobile, pétrifiée, de peur de briser l'espoir ténu qu'il venait de m'offrir. Je restais là, debout insensible au froid du brouillard, insensible au léger vent qui semble soudain souffler, insensible aux paroles des voix désincarnées qui marmonnent en fond, insensible aux dangers qu'il mentionne, insensible à tout, comme je l'étais dans sa cabine, perdue dans ses bras, comme je l'étais sur le pont, nos regards rivés l'un à l'autre au cœur de la tourmente ou avant l'abordage. Hadès avait visé juste, il m'offrait ce que je n'aurais pas cru me voir offrir, il m'offrait l'espoir.

L'espoir de revoir Killian. Il avait mentionné bien des choses autour de cela, une histoire de monstre, de danger, de contraintes, mais je n'avais entendu qu'une chose, je pourrais revoir Killian. Le reste du contrat ne vint s'insinuer dans mon esprit qu'au bout de quelques secondes, le retrouver mais je ne pourrais être réellement avec lui.

Une femme amoureuse, véritablement amoureuse, comme on en voit dans les livres, aurait refusé, désirant qu'il soit heureux sans elle, qu'il puisse avancer et tourner la page. Mais je n'étais pas de ces femmes altruistes pour qui les besoins des autres sont prioritaires. Mes désirs l'emportaient et je connaissais assez Killian pour savoir que s'il ne souhaitait pas que je visite ses rêves il me le ferait savoir. Au risque de me briser le coeur. Coeur qui s'était arrêté de battre, au sens propre depuis quelques temps et au sens figuré depuis l'annonce d'Hadès.

J'avais envie de crier "oui", de rire de courir, de pleurer, de le remercier, mais je ne fis rien de tout cela. S'il est une chose que la vie m'a apprise c'est que rien n'est jamais gratuit, surtout pas ce qui en a l'air et que ce qui est trop beau pour être vrai est rarement vrai.

Je pris donc le temps, malgré le large sourire qui envahissait mon visage (ma pokerface n'était vraiment pas au point à cet instant) de répéter dans mon esprit les termes utilisés par Hadès. Des monstres, dangereux, capables de m'annihiler. Non pas de me tuer, j'étais déjà morte, mais de m'annihiler totalement, c'était tout de même une information importante du contrat. Un danger à ne pas négliger, une part de moi en était consciente, mais je savais que cela ne me ferait pas reculer, je savais que je n'aurais plus jamais peur, que je ne serais plus jamais lâche, j'avais laissé ma lâcheté avec mon fils et mon époux quand j'étais partie à l'aventure.

Je la pris en considération, pesant un instant la perspective de la disparition et la perspective de ne plus jamais revoir Killian. Cela dura un instant, le temps d'un battement d'aile de papillon, et j'acquiesçai d'un signe de tête avant de préciser, malgré tout :


"Je souhaiterais plus de détails avant d'accepter véritablement. Pourriez-vous me parler de ces monstres Messire Hadès ? Et je souhaiterais qu'à sa mort Killian et moi soyons réunis, cela va de soit mais je préférerais que cela soit précisé clairement."

Je suis la fille d'un paysan, la femme d'un tisserand et l'amante d'un pirate, j'ai appris à me méfier des grands, des nobles, des puissants, de tous ceux qui détiennent un pouvoir, ils aiment en abuser mais aiment moins récompenser ceux qui doivent l'être.

Je n'avais jamais imaginé être séparée de Killian, et je n'avais jamais songé à la mort, persuadée, d'une certaine façon, qu'en cela aussi nous serions unis. Et si j'étais heureuse qu'il ai survécu je ne pouvais m'empêcher d'être jalouse de toutes celles qu'il allait rencontrer, embrasser, caresser, toucher, quand il ne pourrait jamais plus m'étreindre.

Bien sur je savais que ce que nous avions était unique, est unique, que 1 000 amantes ne m'arriveraient jamais à la cheville, non que je sois arrogante (encore que) mais parce que notre lien dépassait ceux de la chair ou de l'amour, notre passion était fusionnelle, puissante, inégalée. Ce n'est pas de ces amours purs et chastes qui brisent les mauvais sorts, ce n'était pas de ces amours solides et froids dont on fait les mariages durables, c'était différent. Il aurait pu me tromper, j'aurais pu le tromper, nous l'aurions peut être fait si je n'étais morte si tôt, mais ce que nous avions aurait résisté à tout, je le savais, il le savait, c'était une évidence, comme nous savons que le soleil se lève chaque matin et se couche chaque soir. Le monde était ainsi fait.

Mais savoir que le soleil se lève n'est qu'une piètre consolation quand, enfermée dans une grotte, on ne peut le voir, en sentir la caresse chaleureuse sur son visage, la douceur délicate d'un rayon traversant les persiennes pour vous réveiller ou l'agressivité d'un soleil couchant face à nous quand on part à l'abordage. Savoir n'est que piètre consolation quand on ne peut expérimenter, toucher, apprécier. Et sans pouvoir le toucher je pourrais être avec lui, lui parler, visiter ses rêves, ce serait mieux que la totale obscurité que me proposait Hadès. Hadès qui savait déjà que j'accepterais, quelles que soient les conséquences, quels que soient les termes du contrat. Mais Hadès qui n'avait rien à perdre à m'accorder ce que je demandais et à être sincère avec moi sur les monstres qu'il voulait me voir recruter.

J'attendais donc sa réponse, le souffle court (au sens figuré, bien sur), les yeux brillants d'un espoir à peine contenu.
 


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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Jeu 24 Avr - 15:41


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"Je souhaiterais plus de détails avant d'accepter véritablement. Pourriez-vous me parler de ces monstres Messire Hadès ? Et je souhaiterais qu'à sa mort Killian et moi soyons réunis, cela va de soi mais je préférerais que cela soit précisé clairement."
 
La femme ne manquait pas d'air, mais ne manquait ni de caractère ni d'une certaine prestance, malgré la pâleur mortifère de son âme de décédée. D'ordinaire, Hadès l'aurait brûlée ou...non, d'ordinaire il ne lui aurait pas même adressée la parole et l'aurait aussitôt envoyée dans les Champs des Asphodèles, il n'y aurait pas eu cette discussion, rien de rien. Elle n'était qu'une mortelle et il pouvait aisément aller chercher ou bien attendre une autre âme comme la sienne, car diantre il y avait bien d'autres personnes décédées dans son genre qui pouvait accomplir ce boulot !
Mais alors pourquoi elle en particulier, me demanderez-vous sans aucun doute !? Eh bien...déjà il n'y aurait pas d'histoire, premièrement, mais secondement parce qu'elle représentait quelque chose; n'était-elle pas la femme de Rumplestilskin, son déserteur de serviteur ? Enfin...ancienne femme plutôt, utilisons les bons termes.
Hadès acquiesça.

 
-Soit, Killian et toi seraient réunis à sa mort définitivement et personne ne pourra plus vous séparer; pas même moi et tu as ma parole là-dessus. Et si tu réussis la mission que je te confie, je vous laisserai vous rendre dans les Champs-Elysées; mais vous ne devrez jamais boire l'eau du Léthé en revanche, autrement vous oublierez tout jusqu'à votre amour ou bien votre nom.
 
Les Champs-Elysées...l'équivalent du Paradis. Les morts qui y vont sont les mortels ayant accompli quelque chose d'extraordinaire durant leur vie, y vont ceux qui ont été de véritables héros ! Ils vivent alors dans cet endroit des Enfers, où il ferait jour tout le temps, les sources d'eau y seraient les plus pures, les arbres seraient toujours plein de beaux fruits juteux et sucrés et...ouais bon c'est le Paradis quoi ! Et chose vraie que Hadès mentionna même:
 
-Il est même possible de faire une chose une fois dans les Champs-Elysées: se réincarner, ou ressusciter selon nos choix. D'ordinaire, les mortels doivent boire l'eau du fleuve de l'Oubli - le Léthé - avant de pouvoir retourner là-haut, mais il y ait une façon de détourner ce moyen; je te le dirai en temps voulu.
 
Minos se mit à dire que cela était injuste car jamais Hadès ne l'avait révélé à qui que ce soit. Une nouvelle fois, le dieu s'enflamma et se dirigea vers l'ancien roi Minos.
 
-TOI ! Tu vas te taire, vous allez tous les trois vous taire et faire profil bas ! Je suis le maître ici, et si je n'ai jamais révélé cette chose, c'est pour la simple et bonne raison que personne ne me l'avait demandé !...de plus il me semble que je peux faire une exception quand cela me chante !
 
Qu'il est plus difficile de ne pas croire Hadès schizophrène lorsque les trois juges ne sont qu'ombres invisibles, pâles figures de ce qu'ils étaient autrefois de leur vivant puisque désormais morts, et au service du maître des lieux; au très mauvais caractère !
Mais je m'égare dans ma narration.
Les flammes disparurent de nouveau lorsqu'il se tourna vers Milah, essayant de se calmer et de garder contenance. Ne pas perdre son calme. Garder son sang-froid. Il était le dieu réputé pour sa glaciale présence régnant avec tact et sang-froid sur ces lieux sinistres à souhait ! Il n'allait pas perdre de sa crédibilité ni de sa superbe juste parce qu'il favorisait une mortelle plus qu'un autre parce qu'elle pouvait lui rendre service n'est-ce pas ? Et puis il restait LE maître ici-bas ! Il n'allait pas se faire rappeler à l'ordre par trois juges qu'il pouvait facilement remplacer, pas vrai ?
 
Les trois juges se taisaient. Et devant l'afflux nouveau de morts, Hadès soupira et ordonna que les trois juges, pour passer le temps, s'occupassent alors de ces foutus décédés arrivant par milliers tandis qu'il s'entretenait avec elle. Et il grimaça quand une âme le traversa accidentellement, qu'il envoyât valdinguer dans un coin d'un geste exaspéré de la main gauche. Âme que Milah ne pouvait actuellement voir, on ne pouvait que sentir vaguement la présence des autres, mais cela ressemblait plus à des courants d'air, le froid vous mordant la peau, alors qu'il s'agissait d'autres de vos semblables jadis humains et vivants !

 
-...où en étais-je ? Ah oui...les monstres. Il est vrai qu'il vaut mieux que je t'en parle avant toute chose.
 
Et il lui en parla, donnant leurs noms, leur emplacement et une brève description de ce à quoi ils ressemblaient pour être sûr qu'elle ne confonde pas avec autre chose; sait-on jamais. Il indiqua également les points faibles si jamais elle était en danger.
 
D'ailleurs, il serait temps que vous aussi vous soyez mis au courant quant aux créatures dont Hadès aimerait avoir l'appui:
 
Les Harpies sont au nombre de trois, et se nomment Aello (la Bourrasque), Ocypète (Vole-vite) et Céléno (Obscure). Ce sont des monstres au corps d'oiseau et aux serres de rapaces, et elles ont un visage de femme ou bien de fillette selon les versions. Elles ont un rude caractère, et semblables à leurs cousines les Erinyes - déesses de la vengeance - tourmentent les malheureux humains qui tombent entre leurs griffes; personne ne leur échappe, pas même les dieux - Aphrodite, Héra et Athéna en ont fait les frais.
Pour la petite histoire, les trois déesses avaient sous leur protection les filles du roi Pandaros depuis sa mort; les Harpies les ont enlevées et les ont données en servantes à leurs cousines.
 
****

 
Quelques années plus tôt - ce passage n'est pas raconté à Milah, mais moi, je vous le raconte tout de même !:

 
-...les filles...puis-je savoir ce que font ces...vivantes dans mon domaine ?
 
-Un présent de la part de nos cousines ! répondit Alecto.
 
-...vous êtes au courant que ce sont les chiennes de mon petit-frère et que par conséquent, ce n'est pas un présent de leur part, mais le moyen pour mon frère de punir un mortel en enlevant ses filles et me faire passer pour le coupable ? A vos têtes, je vois que vous n'étiez pas au courant des manigances et des mauvaises manières de mon insupportable petit-frère. Soyez gentilles les filles, allez remettre les Pandarides à leur place...enfin...là où elles sont censées se trouver. TOUT DE SUITE !
 
-Les petites étaient sous la garde d'Aphrodite, Héra et Athéna. Doit-on vraiment les remettre là-bas ?
 
-...ELLES ETAIENT SOUS LA PROTECTION DE QUI ?! MAIS VOUS VOULEZ MA MORT C'EST CELA ?!...enfin pardon pas vous bien sûr mais...ZEUS !!!!!!!! A QUOI EST-CE QUE TU JOUES !?
 
****
 
Sinon, l'histoire s'était plutôt bien terminée pour les Pandarides, mais pas pour Hadès qui s'était fait réprimandé fortement par les trois déesses. Il avait d'ailleurs failli finir empalé sur la lance d'Athéna qui était de très mauvaise humeur. Fort heureusement pour le dieu des Enfers, il avait la kunée, et il confirmera que la kunée, c'est cool ! - faisons bref.
Cela non plus il ne le conta pas à Milah.
Par contre, il indiqua à la femme qu'elle pourrait les trouver dans une caverne située dans le mont Dicté. Point faible ? Bah...vu qu'elle aura la kunée, elle n'aura qu'à leur trancher les ailes ou bien fuir. Pourquoi elles aideraient Hadès ? Au vu de leur rôle et de l'ingratitude de Zeus car elles faisaient souvent son sale boulot quand Hadès n'était pas disponible au même titre que leurs cousines, elles avaient fini par en nourrir elles aussi une certaine rancœur envers le dieu des dieux; il ne leur en faudrait pas plus pour accepter de l'aider. Donc en somme, Milah ne courrait en fait aucun risque en fait.
 
La Lamia est une créature au buste de femme et au bas du corps reptilien. Terré quelque part dans une caverne, elle est probablement très dangereuse, et jalouse des mères elle sort de temps à autre de son antre pour aller dévorer un enfant. Rendue folle par Héra à cause de l'amour que lui portait Zeus, elle avait été ainsi maudite, et incapable de fermer ses paupières, Zeus, apitoyé alors qu'il aurait pu tout simplement retirer la malédiction lancé par sa femme et soeur, lui avait permis de retirer ses yeux de ses orbites pour dormir et de les remettre à son réveil.
Point faible ? Ses yeux.
Pourquoi elle aiderait Hadès ? Pour se venger.
Danger pour Milah ? Certain, si jamais elle lui dit qu'elle a un fils.
 
Polyphème, cyclope pasteur et aveugle de son état - par pasteur, je veux dire qu'il garde les moutons - situé sur l'île des Cyclopes. Vous connaissez déjà le mythe, je ne vais tout de même pas le répéter. Le cyclope est un gros danger puisqu'il mange les humains, comme tous les cyclopes de l'île; fort heureusement pour Milah si elle accepte d'aller quérir l'aide du cyclope, non seulement elle sera invisible aux autres monstres, mais si Polyphème est aveugle elle ne risque presque rien. Par contre, il a développé une bonne ouïe depuis le temps. Quant au fait qu'il pourrait aider Hadès est une chose toute simple, Ulysse ayant réussi et ayant eu sa fin heureuse, le dieu pourrait très bien mettre Polyphème et Ulysse en un même endroit pour qu'ils règlent leurs comptes une bonne fois pour toute. Le cyclope étant idiot en lui-même, il n'y avait aucune raison pour qu'il refuse n'est-ce pas ? C'était d'ailleurs pour cela qu'il fallait quérir l'aide de ce cyclope en particulier et non un autre !
 
Les centaures pourraient également aider le dieu, mais Milah aurait certainement du mal puisqu'ils étaient des créatures aux instincts bestiaux, ne sachant pas du tout se contrôler. Principalement Nessos qui faisait maintenant office de passeur pour les voyageurs qui souhaitaient passer le fleuve Evénos: vous vous souvenez dans le dessin animé d'Hercule, ce centaure géant et bleu qui veut se faire Megara et qu'on oublie de nommer ?...eh bah c'était Nessos. Enfin...Nessos ou Nessus. Tout dépend de comment vous préférez l'appeler ou le prononcer, et à une lettre près, faisons simple: on s'en fout.
 
Hadès lui avait maintenant tout indiqué ou presque, il manquait peut-être quelques détails, mais le dieu étant ce qu'il était, de par son caractère et sa nature, il n'attendait que les questions de la mortelle pour y répondre; plutôt taciturne, ce protagoniste de l'histoire n'ayant pas l'habitude de parler autant, surtout à une humaine, il s'arrêta tout aussitôt de prendre la parole. Non pas qu'il n'aimait pas parler, bien que c'était le cas, mais plutôt qu'il n'aimait pas parler pour ne rien dire, la taciturnité, c'était tout lui. Il n'était pas un beau-parleur comme ses deux autres frères, mais surtout son petit-frère qu'il aimait tant !...ahem, c'était de l'ironie, il détestait son cher petit-frère, Zeus. C'était d'ailleurs pour cela qu'il allait se venger de lui et le faire souffrir.
Le faire souffrir comme lui il l'avait fait souffrir durant toutes ces dernières années, depuis le début de sa vie, depuis qu'ils s'étaient connus !
 
Maudit soit le jour où tu es né, Zeus.

 
-Besoin d'autres précisions Milah ?

 




Spoiler:
 


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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Ven 25 Avr - 18:20


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La demande de Milah
J

'avais des questions, de nombreuses questions, des milliards de questions. Comme savoir ce qu'étaient ces Champs qu'il me promettait, le Lété que j'éviterai et tous ces mots dépourvus de sens qu'il avait prononcé. J'avais compris l'essentiel, je serais de nouveau avec Killian, et cela seul m'importait.

Cela dit je ne posais pas ces questions là, le maitre des lieux semblant occupé. J'avais fini par comprendre que si les voix me semblaient invisibles il était fort probable que le brouillard qui m'entourait et le murmure du vent que j'entendais sans sentir le moindre souffle de vent ne soient ni brouillard ni vent mais, tout simplement, d'autres âmes comme moi, venant ici pour être jugées.

De ce fait Hadès devait être très occupé et il m'avait déjà accordé un temps considérable j'en étais bien consciente. Cela dit il avait accordé bien plus que cela, il m'avait accordé toutes mes demandes et était même allé plus loin. Je me doutais que ce n'était pas pour mes beaux yeux et que donc la contre-partie qu'il attendait en retour ne serait pas de tout repos. Il n'en avait rien caché et c'était tout à son honneur, il m'avait donné les atouts pour juger en mon âme et conscience et décider en toute connaissance de cause et des risques. Je n'avais pas peur de trouver au détour de notre collaboration un piège retors dissimulé dans ses paroles. J'aurais peut être dû, et j'étais généralement méfiante, mais il semblait avoir été sincère jusqu'ici.
 


Il me reste de nombreuses questions, trop nombreuses pour vous les poser toutes je le crains, je souhaiterais tout savoir, du moins autant que possible, sur les monstres que je dois contacter et sur vous-même, votre cause à laquelle vous voulez qu'ils se rallient. Vous m'en avez dit beaucoup et c'est bien assez pour que je me décide à accepter votre offre et à vous aider, mais je ne souhaite pas partir face à un danger mal connu.

Au début de mon adolescence, jeune fille en fleur et rêveuse, j'avais tenté de séduire un jeune nobliau tout charmant et célibataire. J'ignorais alors qu'il préférait les hommes aux femmes. Le savoir m'eut épargné quelques scènes ridicules. Et je ne m'aventurais pas là à séduire un nobliau, je ne risquais pas là que le ridicule mais bien l'anéantissement, cela n'était pas à prendre à la légère, cela méritait de s'informer réellement, en profondeur, de savoir ce que l'on faisait.

J'osais en regardant Hadès un léger sourire et, pour bien lui signifier que je ne souhaitais nullement retarder les choses ou tenter de l'arnaquer je précisais :


Bien évidemment je ne m'attends pas à voir Killian avant d'avoir su convaincre le premier de vos futurs acolytes, je pense que nous serons donc tous deux pressés de voir cela réalisé et l'apprentissage me sera essentiel, vous venez d'un monde que je ne connais pas, dont j'ignore tout et qui pourrait me couter...J'allais dire la vie...Mais bien plus encore, en fait.

Ma mère m'avait toujours dit que la connaissance était une force et que c'est pour cela que seuls les nobles savaient lire, elle avait peut être raison, même si à l'époque je me gaussais de ses idées folles. Elle eut souhaité que je sache lire, mais je n'aimais pas rester assise avec un maitre ennuyeux comme une pluie d'automne et tout aussi chaleureux. Je n'avais jamais su déchiffrer les lettres, mes parents avaient bien vite abandonné ce rêve. Killian savait lire, il m'apprenait parfois, entre les draps après l'amour, mais nous n'avions pas eu assez de temps.... Rétrospectivement je regrettais de n'avoir pas cette connaissance, aujourd'hui, tout comme je regrettais de ne pas avoir mémorisé les contes et histoires que l'on me racontait, peut être certains parlaient-ils de ces monstres, donnant des indices utiles pour cette quête.

J'attendais la réponse d'Hadès, sans nul doute il avait, parmi les âmes des morts qu'il gouvernait, un conteur quelconque qui savait ce que je devais apprendre, sans quoi....Et bien sans quoi je devrais partir à l'aveuglette et espérer m'en sortir indemne. Les indications d'Hadès, quoique précieuses ne me donnaient pas assez d'arguments pour convaincre les monstres en question, je ne saurais que leur dire, comment leur expliquer qu'Hadès était celui qu'il fallait suivre, je n'étais même pas bien sur de ce qu'il voulait faire, ou, et cela seul comptait, de ce qu'il clamait vouloir faire, après tout qu'il mente à ces monstres, par mon intermédiaire, ne me posait pas vraiment de cas de conscience majeur.


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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Sam 26 Avr - 22:13


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Il me reste de nombreuses questions, trop nombreuses pour vous les poser toutes je le crains, je souhaiterais tout savoir, du moins autant que possible, sur les monstres que je dois contacter et sur vous-même, votre cause à laquelle vous voulez qu'ils se rallient. Vous m'en avez dit beaucoup et c'est bien assez pour que je me décide à accepter votre offre et à vous aider, mais je ne souhaite pas partir face à un danger mal connu.

L'humaine ne devait pas être de ce royaume, c'en était maintenant certain, ou alors elle n'était pas très cultivée, car elle ne semblait pas connaître tous les dangers ni tous les monstres dont il parlait; et pourtant, nombreux sont les humains des contrées de la Grèce Antique connaissant les noms des monstres qu'il avait cité, et y compris leurs facultés et les dangers qu'ils étaient pour les mortels ou bien même les immortels par moments.
Elle, non.
Ou alors elle n'était pas beaucoup sortie.
Mais en regardant le fil de la vie de la femme, le dieu savait que ce n'était pas le cas; elle ne venait juste pas d'ici, n'était pas du coin, était née ailleurs et avait voyagée, voilà tout. Mais jamais jusque dans la Grèce Antique.

Il réfléchissait déjà à l'équipement qu'il pourrait lui fournir pour qu'elle puisse accomplir sa tâche sans être blessée; bon soit, façon de parler, un mort ne pouvant pas être blessé. Le problème des créatures citées, c'est qu'elle pouvaient parfaitement "blesser" un mort et donc le tuer...mais comme ladite personne était déjà morte eh bien...elle était juste annihilée, pouf ! Plus personne, plus rien...Ni corps, ni âme.
La personne n'existait tout simplement plus. Le néant.
Plus de conscience, plus rien.
Blanc silence et noir complet. Et la bête tapie au fond...

Le dieu regarda la femme sourire, léger sourire, et rajouter:


Bien évidemment je ne m'attends pas à voir Killian avant d'avoir su convaincre le premier de vos futurs acolytes, je pense que nous serons donc tous deux pressés de voir cela réalisé et l'apprentissage me sera essentiel, vous venez d'un monde que je ne connais pas, dont j'ignore tout et qui pourrait me couter...J'allais dire la vie...Mais bien plus encore, en fait.

Il acquiesça.

-Suis-moi, je connais quelqu'un qui pourrait t'aider un peu plus que moi pour l'apprentissage que tu souhaites.

-Et pour les âmes, Hadès ?!

-Vous saurez bien trancher tous les trois; je te fais confiance Eaque. dit-il sans se retourner, conduisant la femme dans les Champs des Asphodèles, ignorant les plaintes de Rhadamanthe, les soupirs d'Eaque et les interpellations de Minos.

Eh oui, les trois juges allaient devoir se débrouiller seuls pour le moment, à leur grand dam. Le dieu souverain du monde des morts semblait trop absorbé par sa vengeance et son désir de voir son frère anéanti, chuter du Mont Olympe, banni comme lui avait été banni jadis, il voulait voir son petit-frère le supplier et le prier comme lui il était toujours obligé de le faire. Il voulait simplement l'humilier pour tout ce qu'il avait subi par sa faute, le faire souffrir, à tout prix.
Mais pour l'heure, il devait expliquer le fonctionnement du monde du-dessus à Milah.

Ils continuèrent sur une route, un peu plus chaleureuse, il faisait plus chaud, et là enfin, la femme pouvait voir les autres âmes. Des hommes et des femmes, des enfants, des vieillards...tous marchaient lentement, ils étaient condamnés à suivre la route qu'on leur indiquait.

La route se séparaient donc en trois chemins, Hadès et Milah prirent le plus à gauche, il menait vers un endroit plus sombre, un champ d'Asphodèles géant; pas pour rien que l'endroit s'appelait les Champs des Asphodèles, ou bien le Champ d'Asphodèles ou encore les Champs aux Asphodèles ou...ouais bon, vous avez compris le principe.
Et les âmes ici étaient nombreuses. Elles n'étaient pas joyeuses mais n'étaient pas tristes; elles semblaient juste s'ennuyer, répétant sans cesse ce qu'elles faisaient de leur vivant: se battre, laver le linge, parler entre elles, chanter, danser, mais le tout, mollement...sans envie particulière, sans rien... Hadès avait bien fait de promettre les Champs-Elysées à Milah, il y avait là-bas plus de lumière et de vie, rien n'y était ennuyeux, et l'on pouvait se réincarner.

Assis sur un rocher, un fébrile vieillard aveugle avec un bandeau de tissu usé avec le temps sur ses orbites vides, il tenait de façon verticale un bâton de bois qui peut se briser facilement, le bout posé sur le sol.


-Hadès...tu t'es trouvé quelqu'un pour aller quérir l'aide de ces monstres, finalement... L'âme de cette femme ne manque pas de courage et je vois que tu veux la récompenser comme il se doit; ton coeur faiblit avec le temps que tu passes dans ton royaume...d'ordinaire tu ne promets jamais rien, mais là..si...

-Milah, voici Tirésias, l'aveugle vieillard ne voit rien sur les chemins mais devine tout de tout le monde; Zeus lui a accordé le don de divination et une grande sagesse qu'il a enrichi lui-même après avoir voyagé, et après que Héra l'ait rendu aveugle.

-Tu veux ressasser mes vieux souvenirs ? Je peux donc parler des tiens ?

-Je ne veux pas entendre tes sarcasmes vieillard.

-Je sais.

Hadès resta en retrait, attendant que Tirésias ne prenne la parole et que Milah ne s'avance pour parler avec le devin qui avait bien des choses à lui dire. Le dieu allait attendre encore combien de temps ?

-Et ne sois pas aussi impatient Hadès...

-Arrête de nous faire perdre notre temps !

-Soit...Milah, approche donc un peu que tu entendes distinctement ce que j'ai à te dire. Bien sûr, Hadès t'a déjà dit sur les monstres, mais tu ignores à quoi elles ressemblent n'est-ce pas ? Et malgré les lieux qui t'on été indiqués, tu ignores où les trouver, et c'est normal. Moi-même je ne saurai pas t'indiquer précisément les lieux, mais il existe des cartes qui te permettront de te retrouver; Hadès, tu en as une, même si tu l'as perdue, je sais que tu l'as, tu devrais la retrouver sous un meuble dans ton palais froid, dans ta chambre; tu es si peu ordonné ces derniers temps, qu'est-ce qui t'arrive, hum ?

-Bon, écoute le donneur de leçons, contente-toi de lui donner des réponses à ses interrogations !

-Hadès...le dieu souverain du monde des morts, immortel et impassible divinité, ordinairement cruel et méchant, adoptant souvent un ton cynique, mais que t'arrive t-il, aurais-tu oublier que tu as toute l'éternité devant toi ?

Le dieu semblait exaspéré et fit ce qui ressemblerait chez nous à un facepalm, sans répondre à Tirésias; il n'avait pas besoin de le faire, le vieillard savait tout sur tout, donc il savait qu'il avait vexé Hadès.

-Laissons-le bouder - (juron non traduisible en grec ancien venant du dieu des Enfers) - et...pour les monstres, eh bien écoute...Chacune des créatures qu'il t'a cité n'a pas été citée pour rien; à dire vrai elles recherchent toutes quelque chose en particulier, quelque chose les lient tous ensemble: la vengeance. Tous veulent se venger de Zeus, il ne t'as pas dit ce quel était son dessein n'est-ce pas ? Oh, il te l'aurait dit au final, mais il vaut mieux que tu l'apprennes maintenant; les personnes dont la majorité pense qu'elles sont retorses et mauvaises ne le sont pas forcément, contrairement à celles dont la majorité pense qu'elles sont aimables et sages. Les manigances des dieux de l'Olympe ont fini par agacer tout ce beau monde et une petite leçon ne leur ferait pas de mal, selon les pensées de Hadès; eh ! Je t'entends soupirer, toi ! Ne me dis pas que ce n'est pas ce que tu penses, je peux tout deviner, même venant d'un dieu et ce, malgré ma cécité ! Je sais ce que tu veux et je sais que tu t'efforces de...bon bref...assied-toi Hadès, respire un bon coup et calme-toi, tu ne vas tout de même pas perdre ton précieux sang-froid, pas dans ce domaine glacial tout de même, se serait-là une bien belle ironie tu ne trouves pas ? Bon...je sais que Hadès doit avoir des parchemins devant répertorier l'apparence de la plupart des monstres...tu l'as perdu également dans ta chambre, sous ton lit; décidément tu perds beaucoup de choses !

-...s'il te plaît Tirésias...

-Arrête donc de te vexer, cela ne te va pas...Milah, les Harpies seront les plus enclines à accepter, tu pourras enlever le casque d'invisibilité que Hadès te prêtera; mais la route est longue pour parvenir à elles. Au cas où, méfie-toi de leurs serres. Quant à la Lamia, tu retireras ton casque également pour qu'elle te voie, mais ne laisse rien paraître au fait que tu es mère d'un fils, elle tenterait de te tuer sur le champ; attention en ce cas à ses crocs empoisonnés, ses griffes et sa célérité, ses yeux sont ses points faibles. Pour Polyphème, garde ton casque, il est aveugle, mais les autres cyclopes de l'île ne le sont pas; attention à son ouïe et reste toujours éloignée de lui, arrange-toi pour être toujours en hauteur par rapport à lui et hors-de-portée, il a une bonne ouïe. Pour le centaure Nessos, reste toujours invisible face à lui, prends garde de ne pas trébucher qu'il ne te piétine pas, pour le coup tu disparaitrais pour de bon malgré ta semi-matérialité qui te seras donnée. La créature la plus proche actuellement est la Lamia...tu verras cela sur la carte que te donneras Hadès. Et...je n'ai plus qu'à te souhaiter bonne chance Milah, j'espère que vous serez bientôt réunis, enfin heureux, toi et Killian.

Tirésias sourit une dernière fois à la femme et se tut. Baissant la tête et ne redevant qu'une simple ombre, une âme en peine. Hadès n'avait plus besoin de lui pour l'heure.
Il indiqua à la jeune femme de le suivre jusque dans son palais devant lequel les deux fleuves qui traversaient les Champs-Elysées prenaient leur source.


-A gauche, la source du fleuve du Léthé, fleuve de l'Oubli et à droite, le fleuve Souvenir; et inutile de te préciser ce qu'il rend. Tout ce que tu as pu oublier t'es rendu dans ton esprit...Mais souvent, tous les souvenirs les plus pénibles reviennent en premier si bien qu'on en devient facilement fou...C'est triste à dire, mais beaucoup préfèrent se précipiter pour boire l'eau de l'autre fleuve.

Il parlait tout en marchant. D'un claquement de doigts il ouvrit la porte à double-battants de son palais de marbre noir; soit, les portes étaient magiques et s'ouvraient plus ou moins automatiquement quand lui, il allait passer les portes, mais il trouvait plus classe de claquer des doigts pour les ouvrir, il trouvait cela...amusant...fun.

Ne se souciant plus du fait si Milah le suivait ou non, il traversait les couloirs glacials; pas âme qui vivant dedans, façon de parler. Il n'y avait vraiment personne.
Même dans le château de la Méchante Reine, Regina Mills, il y avait quelques personnes, ne serait-ce que les soldats ou bien les serviteurs et domestiques ! Mais là...non. Rien. Absolument personne. Même pas une âme d'un humain décédé, pas une créature.
Personne.
Et Hadès se sentait bien seul à dire vrai, on ne pouvait pas le nier quand on entrait chez lui. La solitude lui pesait, et on le ressentait en entrant dans le palais aux airs lugubres et que l'on se promenait dans les couloirs à l'atmosphère sombre et glaciale. Cependant il n'y avait pas un grain de poussière; la magie était pratique dans ce genre de cas.

La chambre était une espèce de petite pièce aux murs et au sol de marbre noir - comme tout le palais en fait qui était fait de marbre noir. Pas de lumière extérieure, que des bougies et la lumière était très faible. Quelque chose qui ressemblait à une armoire, une table, deux chaises et un lit aux draps noirs, il n'y avait que cela dans la petite chambre.
Hadès se pencha sous le lit et sous la table pour récupérer lesdits parchemins et lesdites cartes mentionnées par Tirésias, et la donna à Milah.


-C'est une carte du monde qui se trouve au-dessus de nous, j'y avais déjà coché tous les endroits où habitent les créatures que je t'ai cité, à part l'île où vivent les cyclopes que j'ai entourée, juste là. Je pense que tu sauras te débrouiller pour lire la carte. Là, ce sont les parchemins qui montrent à quoi ressemblent les créatures, au dos j'y ai rajouté leurs faiblesses et les armes les plus adaptées pour les vaincre, mais généralement une épée ou une lance devrait suffire pourvu qu'on sache bien les manier. Enfin, épée ou sabre...

Il claqua des doigts et fit apparaître un casque, il semblait fait d'airain ou de bronze, ou des deux.

-Voici mon casque, la kunée: capable de rendre invisible toute personne le portant et toute personne que tu touches et que tu maintiens en contact physique avec l'une de tes mains ou les deux invisible également. Personne, absolument personne, aucune créature ni dieu, même Rumplestilskin ne peut te voir tant que tu as ce casque sur ta tête. Personne. Sauf moi.

De même que pour la kunée, il fit apparaître un sabre qu'il lui tendit.

-Bon...toutes les armes ne sont pas magiques et je ne possède pas autant d'armes mystiques qu'on le pense, et les seules que je possède, je ne peux te les prêter car appartenant à d'autres créatures vivant dans les Enfers; donc ce sabre n'a strictement rien de magique, j'en suis navré.

Il la regarda, droit dans les yeux. Un tout petit sourire à peine visible, pas méchant, juste sincère éclaira un peu le visage si pâle du dieu solitaire.

-Si tu veux, je te laisserai un peu de temps libre entre les visites de chacune de ces créatures. Je ne suis pas encore trop pressé par le temps...Enfin...seulement si tu veux...




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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Mar 6 Mai - 18:58


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La première quête de Milah
J


e suivis Hadès sur un chemin qui me semblait vide mais que je devinais empli d'âmes. Peu à peu, plus nous avancions, je commençais à les voir, femmes, enfants, hommes, jeunes ou vieux,riches ou pauvres, il semblait qu'ici cela n'ait pas d'importance, tous avançaient en silence, le dos courbé par l'ennui semblait-il. Tous sauf Hadès et moi qui avancions vers un but précis, d'un pas rapide et décidé, tête haute et posture digne. Nous faisions tâche dans ce chemin, tant et si bien que tous s'écartaient de notre passage, ou alors c'était parce qu' Hadès était le maitre des lieux.

L'aveugle semblait tout savoir sur tout en effet, je n'avais pas mentionné Killian, pas plus qu'Hadès et plus que toutes ses petites phrases pleines de connaissances c'est celle là qui me marqua.

J'écoutais avec attention, mémorisant ce qu'il m'apprenait. La Lamia ne devait pas voir une mère en moi, cela ne devrait pas poser de souci majeur, je n'étais pas une mère très maternelle de toute façon.

Je remerciais Tiresias pour son aide précieuse et ses explications puis suivit Hadès dans son palais, une forteresse de solitude où seules les portes semblaient être là pour réagir à la présence du Dieu. Je retins un soupir, il devait être bien malheureux et Tiresias avait raison sur un point, être considéré comme méchant ou gentil n'est qu'une question de point de vue, le point de vue l'emportant devenant celui des "gentils". Si j'avais bien compris Zeus avait poussé Hadès en ce lieu, décrétant après sa victoire qu'Hadès était maléfique, mais s'il avait perdu les points de vue auraient été différents.

Moi par contre j'avais abandonné mon fils, il n'y avait aucun univers dans lequel cela ne faisait pas de moi une "méchante", une mauvaise personne, un monstre.

Je chassais ces pensées de mon esprit et écoutais Hadès qui me tendait une carte, un parchemin, un casque et un sabre. Me voilà parée pour commencer ma quête, sa quête pour être plus précise. Je souris en réponse à sa dernière phrase, oui, je voudrais du temps libre, bien sur, mais je dois d'abord m'acquitter de ma part du marché et convaincre la Lamia de le suivre.

Munie de ma carte, coiffée de la Kunée, qui ne me va pas du tout, mais qu'importe, seul Hadès me voit la porter, j'attends qu'il me donne la force nécessaire et m'indique la sortie puis je m'éloigne.

Le voyage se déroulera sans incidents majeurs, être invisible et immatérielle règle quand même pas mal de soucis avec les prédateurs.

J'entre, finalement, dans la caverne où vit la Lamia et j’ôte la Kunée, me présentant devant elle, âme décédée, immatérielle, vaguement translucide, vaguement bleutée me semble-t-il, bref une apparition étrange.

Je me tiens à bonne distance d'elle malgré les dires de Tiresias et la salue avant de prendre la parole d'un ton plus assuré que je ne le suis.

Le dialogue fut âpre, la Lamia en a, certes, après Hera, cela n'est pas étonnant, cette dernière a tué ses enfants et l'on sent la détresse dans la voix du monstre quand elle mentionne ce fait, on sent sa haine quand elle mentionne Héra également, la même haine qui m'étreindra bientôt quand je penserai à Rumple qui m'a tuée, ramenée, transformée en sirène et....mais je m'égare, j'ignore encore tout cela.

Jouer de sa haine d'Héra pour ramener le sujet sur Zeus, son mari, qui a décidé de rester avec elle quand il pourrait s'opposer à sa femme jalouse, c'est un bon début. Argumenter ensuite que si Héra est une sal*** aigrie c'est sans doute parce que Zeus est un coureur de jupon invétéré (oui, j'ai pris le temps de faire quelques recherches, j'ai écouté quelques conteurs, les histoires sur Zeus sont nombreuses et impliquent toujours une jolie femme et la vengeance d'Héra.) Ce Dieu est un monstre d'égoïsme il séduit des femmes en sachant ce qu'Héra leur fera subir ensuite, mais peu lui importe, tant qu'il a son petit plaisir. Certes après il tente de limiter la casse, comme il a tenté d'amoindrir la malédiction d'Héra, mais trop tard et trop peu. Voilà ce que j'explique à la Lamia qui finit par se ranger, en partie du moins, à mon avis.Elle finit par dire qu'elle accepte à la condition qu'Hadès lui rende ses enfants. Je ne peux négocier à la place d'Hadès, j'ignore ce qu'il est prêt à accepter ou non, je conseille donc à la Lamia d'aller lui parler directement, Hadès m'a montré comment le rejoindre sans passer par Charon, le fleuve et tout ce long chemin des âmes décédées, sans même avoir besoin d'être mort, ce qui pour la Lamia est presque une mauvaise nouvelle, une part d'elle sans doute voudrait mourir, mais l'instinct de survie est chez elle plus fort que l'instinct maternel semble-t-il. Non que je l'en blâme, notez, mon propre instinct maternel est inexistant. D'ailleurs elle n'a pas semble ressentir en moi une mère, puisqu'elle ne m'a fait aucun mal.

Nous revenons donc toutes deux, je lui ai indiqué la route et lui ai dit que nos chemins se séparaient là mais je la suis à distance respectable, m'assurant qu'elle ne va pas aller voir Zeus pour lui parler de cette histoire. On ne sait jamais avec les femmes, certaines sont amoureuses des pires ordures. Mais non, elle suit la route que je lui ai indiqué, dévorant quelques mères par-ci par là sur le chemin, se cachant dans des cavernes le jour et avançant de nuit, guidée par les étoiles. Ce n'est que lorsqu'elle a atteint les portes du Royaume d'Hadès que je m'avance et la rejoins tandis que la porte magique s'ouvre pour nous laisser passer.

Peu de temps après nous nous tenons toutes deux devant Hadès et la Lamia commence à faire ses demandes. Je souris, silencieuse, attendant les réactions d'Hadès, espérant avoir gagné le droit de rejoindre Killian pour quelques nuits.

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HJ : dé lancé pour l'argumentation avec la Lamia, résultat : 2 : réussite.




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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Mar 27 Mai - 22:18


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[HJ: Petit rappel, j'avais lancé un dé sur ce sujet pour déterminer si oui ou non la Lamia finissait par accepter de rejoindre les créatures au service de Hadès dans son projet de détrôner Zeus - oui je sais ça fait très longtemps: http://ouatrpg.forumactif.org/t43-les-lancers-de-des-pour-le-rp#
Pour rappel du résultat: c'est une réussite.]

Hadès eut un faible sourire amusé mais non moqueur en voyant la kunée sur la tête de la jeune femme. Oui, ce casque ne lui allait pas, puisqu'il avait été fait pour la tête du dieu, à la base; ce casque fait de bronze ou bien d'airain, ou bien peut-être des deux, même Hadès lui-même ne saurait pas vraiment le dire; bien qu'il pencherait assez pour l'airain, métal solide au demeurant; mais il n'était fichtrement pas sûr du matériau utilisé, si ce n'était que cela était certainement un alliage du bronze et de l'airain. Ou pas.
Bref...tout cela pour dire que le casque n'allait vraiment pas à la jeune femme, alors que l'objet était censé être magique et aurait très bien pu avoir l'option de pouvoir se mettre magiquement à la taille du port de tête de son porteur ou de sa porteuse, mais apparemment il se contentait juste de donner le don d'invisibilité; et en plus il appartenait à un dieu qui avait l'amabilité de le prêter de temps à autre; ce qui était déjà pas si mal ! - bon ok, là il n'avait pas trop le choix, mais sincèrement, cela lui convenait parfaitement et il était même content de pouvoir le prêter à quelqu'un qui ne l'avait pas menacé au préalable.
Et comme je sais parfaitement que vous tirez une tronche de trois kilomètres de long devant votre écran en lisant la dernière ligne du second paragraphe de cette réponse, je vais vous expliquer un peu le pourquoi du comment: si vous saviez le nombre de héros et de divinités qui lui ont emprunté la kunée pour diverses raisons ! Entre autre on pouvait y retrouver Athéna et Persée; quant aux raisons, je disais qu'elles étaient diverses et variées. Bon, ok, Persée c'était pour tuer Méduse et Athéna c'était parce que...parce que...parce que je sais plus...
Bref, on s'en fiche.
Passons sans transition à la suite de l'histoire...ahem...

Tandis que Milah voyageait vers l'antre de la Lamia, Hadès...eh bien...attendit patiemment son retour.
...nan mais sérieusement il n'y a réellement pas grand chose à raconter sur la vie du dieu pour le moment...Oui il avait beaucoup de choses à faire tout de même...Comme aller retourner juger les âmes avec les trois ennuyeux juges impartiaux Eaque, Rhadamanthe et Minos.

Durant le laps de temps s'écoulant, Hadès n'avait strictement pas de moyens directs afin de vérifier l'avancée de la jeune femme. De fait son seul recours était d'aller voir de lui-même, mais hélas il ne pouvait sortir ainsi sans une bonne raison, lesdites bonnes raisons dictées par son petit-frère. Et Hadès ne pouvait pas se permettre de se rendre sur Terre afin d'y assouvir ces petits plaisirs qu'ont les autres divinités de l'Olympe; autre que d'avoir des enfants par accident, nous serons bien d'accords là-dessus, le dieu des Enfers n'étant pas ainsi. Accessoirement il n'avait strictement rien à faire des conquêtes amoureuses qu'il pouvait avoir; bon d'accord, il aurait beaucoup aimé que quelqu'un l'aime mais...non...en fait...cette histoire devient compliquée...
Bref passons.

Nous disions donc que Hadès n'ayant aucun moyen de savoir quelle était l'avancée de Milah, il était donc reparti juger les âmes des morts. Par contre il avait une petite idée quant à cette avancée pour la simple et bonne raison que beaucoup de mères arrivaient devant lui, et c'est en regardant le fil de leur vie qu'il comprenait parfaitement la cause de leur mort tragique. Et par là-même, savait que la Lamia arrivait avec Milah.

Et enfin bientôt, la dangereuse créature qui avait été autrefois très belle et très douce, excellente mère aimante, et amante charmante de Zeus, se tenait devant le maître des Enfers. Ce dernier gardait son masque de froideur et d'indifférence en sa présence comme il le faisait pour quiconque, bien qu'au plus profond de lui, il avait un peu de peine pour la Lamia, qui n'avait vraiment pas mérité son sort actuel. Il connaissait le désir profond du monstre de retrouver ses enfants, quitte à ce qu'elle y reste et découvre enfin l'indicible joie de les revoir même en ombres, pourvu qu'elle puisse connaître la paix auprès d'eux, même dans le profond ennui des Champs des Asphodèles.
Hadès l'écoute faire ses demandes, il écoute attentivement. Oui, bien sûr, il s'y serait attendu. Bien sûr que oui, il rendrait ses enfants, cela allait de soi ! Il voulait même faire bien plus et lui permettre de retrouver une forme plus humaine, de l'aider presque à trouver le bonheur après dans les bras d'un humain digne d'elle qui saurait comprendre sa douleur et serait un bon mari et un bon père, pas comme son petit frère Zeus ! Qu'il voudrait pouvoir le faire en un claquement de doigts mais qu'il ne pouvait pas le faire !...du moins pas ainsi, que partiellement. Il était peut-être un dieu, mais il ne pouvait pas le faire sans éveiller les soupçons de Zeus qui lui demanderait des comptes et son plan échouerait très certainement.

Le dieu réfléchit rapidement à la solution et proposa cette idée: puisque s'il ressuscitait ses enfants maintenant, cela éveillerait la curiosité des Olympiens et risquerait fortement de détruire son plan et de nuire gravement à la Lamia qui avait nettement et énormément souffert à cause d'eux, il proposait simplement le fait de les ressusciter dès que le plan qu'il avait en tête serait mis à exécution et qu'il aurait enfermé son frère dans les Enfers tandis que lui aurait gagné; il récompenserait largement ceux qui l'auraient été dans sa tâche, cela allait de soi ! Et il le promettait. Hadès tenait toujours ses promesses, malgré tout ce que l'on disait de lui.
En attendait, il permettait à la créature d'aller voir ses enfants dans les Champs des Asphodèles, ils seraient sûrement très heureux de la revoir ! Et Hadès lui permit de retrouver partiellement une apparence moins effrayante et plus humaine, juste le temps qu'elle soit en présence de ses enfants; car après tout, elle était leur mère, mais elle avait une apparence bien changée actuellement qui faisait peur et frémir beaucoup de monde ! Il serait dommage que ses propres enfants aient peur de leur propre mère, n'est-ce pas ?

La Lamia accepte la proposition. C'est une idée intéressante et bon compromis.
Hadès regarda la créature s'éloigner tout en recouvrant partiellement une apparence humaine, et au moins perdant sa queue de serpent et ses écailles. Elle retrouverait plus tard ses attributs effrayants, mais pour l'heure elle était juste Lamia, l'ancienne amante de Zeus, juste Lamia, mère aimante retrouvant ses enfants chéris perdus.
Quelque chose sembla briller au coin de l'œil du dieu, à moins que ce ne soit qu'une illusion ?

Le dieu souverain des Enfers se tourna vers Milah.
Il était heureux qu'elle ait réussi et n'ait pas eu à affronter la terrible bête. Il s'approcha d'elle, sous les indifférents regards des âmes, puis les soupirs des trois juges exaspérés. Aimablement il lui demanda de le suivre, l'accompagnant jusqu'à un endroit dans les Enfers totalement inconnu, et encore plus sombre que le reste. Si sombre qu'on pourrait se cogner à quelque chose et ne même pas voir ni deviner ce que cela était ne serait-ce même que par le toucher. Et puis ils arrivèrent dans un endroit un peu plus éclairé, mais encore trop faiblement. Hadès avait l'habitude, alors ses yeux n'avaient pas spécialement de problèmes à s'habituer à cette fichue pénombre, et normalement, Milah non plus, étant morte.
Il y avait deux personnes, deux hommes qui attendaient ici. L'un était allongé sur un lit tandis que l'autre semblait veiller sur lui et surveiller également quelque chose dans une source d'eau limpide.


-Voici Hypnos et Morphée. Comme promis voilà ton temps de pause. Hypnos va veiller sur ton...corps - on va dire cela ainsi - pendant que tu seras endormie et l'allongera à côté de Morphée qui avec son pouvoir te permettra de te déposer dans les rêves de qui tu voudras - donc de ce Killian Jones selon tes vœux. De fait Morphée te transportera dans les rêves de qui tu voudras, mais je te prierai de faire attention à ce que tu y fais et y dis, en fait, je ne t'apprends rien bien sûr mais cela est ainsi, il vaut mieux prévenir avant n'est-ce pas ? Je reviendrai un peu plus tard. Bonne nuit Milah. Et bonne chance...

Le dieu avait prononcé les deux dernières phrases en se retournant, avec une voix si faible que ses dires avaient été presque inaudibles. Mais peut-être avait-elle pu l'entendre ?
Dans tous les cas, il y avait une chose que Hadès n'avait pas prévu dans le lot de tous ces évènements, c'était bien ce qu'il allait advenir de la jeune femme.
Il se serait attendu à beaucoup de choses...sauf à cela ! Sauf à ce qu'allait faire Rumplestilskin !
Mais pour l'heure...je crois bien avoir fini de relater le point de vue du dieu, aussi passons à un autre point de vue.





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MessageRe: Bref passage au portes de la mort. Sam 31 Mai - 7:34


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La résurrection de Milah
J

'écoute la discussion entre Hadès et la Lamia, sans surprise il accède à sa demande sur le principe tout en négociant l'attente afin de garantir la sécurité de son plan.

La Lamia finit par s'éloigner, j'avais rempli ma part du marché, j'attendais de voir si Hadès remplirait la sienne. De fait il s'avança vers moi et me conduisit à travers ce qui me donnait l'impression d'être un labyrinthe mais lui semblait manifestement aussi familier qu'une taverne l'est à sa serveuse. Certaines pièces me plongèrent dans le noir le plus total et le fait d'être immatérielle me sembla une bénédiction après avoir croisé de nombreux meubles que je n'avais pas vu et qui auraient pu me faire de très jolis bleus sur les hanches.

Finalement nous arrivons dans un petit réduit où deux hommes attendent de me permettre de rêver de Killian, de le rejoindre, lui dire ce qui s'est passé, lui dire de m'attendre, que je reviens vers lui.

Je m'avance vers eux, me tourne vers Hadès pour le remercier et....Je me sens partir.

Je les trouve particulièrement efficaces, je n'ai pas eu le temps de m'allonger et....Mais à voir le regard étonné d'Hadès quelque chose me dit que ce n'est pas cela.

J'ai dit que je me sentais partir, ce n'était pas une métaphore pour dire que je m'endormais ou m’évanouissais, non, je sens mon essence s'éloigner de ce lieu, être attirée en un autre lieu dont j'ignore tout. Je sens al douleur affluer dans mon corps, les jambes me tiraillent mon dos n'est que douleur, mon crâne semble vouloir exploser, Hadès s'efface, l'enfer s'efface, e ferme les yeux pour ne pas voir le monde tourner autour de moi comme dans une soirée beaucoup trop arrosée et quand je les rouvre je sens un souffle d'air balayer mes paupières.

Je cligne des yeux, je dois rêver, devant moi, à quelques centimètres de mon visage, se trouve....Comment est-ce possible ? Je suis morte il...Il sourit, de ce sourire terrifiant qu'il a découvert depuis qu'il est le Ténébreux, je ne l'avais jamais vu sourire ainsi avant, sourire tout court d'ailleurs.

"Je craignais que vous ne soyez morte pour de bon, ma chère" dit-il de sa voix aigrelette insupportable, et sa façon de dire "ma chère" je voudrais me lever et lui arracher les yeux. Cette pensée me fait réaliser que d'une je ne suis pas allongée, de deux je suis dans l'eau, de trois je ne sens pas mes jambes.

Paniquée je baisse le regard et découvre une queue de poisson à la place de mes jambes galbées. Je n'ai pas encore remarqué que je respirais sous l'eau mais ça ne saurait tarder, la colère fait flamboyer mon regard, ce monstre a fait de moi une sirène. J'ignore comment et peu m'importe, la magie est l'arme des lâches, je ne la maitrise pas, mais il m'apparait de plus en plus évident que je suis une sirène. Une sirène emprisonnée dans un large cube translucide et empli d'eau, à la merci de son mari qu'elle a quitté et humilié et qui se trouve être le sorcier le plus puissant de ce monde. Je grimace, autant aprce que je viens d'avoir un aperçu de mon avenir que parce que tout mon corps me fait mal, particulièrement ma poitrine où bats lentement un coeur qui me semble étranger. Et pour cause, comment pourrait-il ne pas l'être, Rumple a écrasé le mien, au sens propre, pas au figuré.

Hadès m'a vue disparaitre, croira-t-il que j'ai tenté de le doubler ? Se souciera-t-il assez de moi pour me chercher, que ce soit pour se venger ou pour m'aider ou pour asseoir son autorité sur les morts qui, après tout, lui appartiennent ? J'ai un doute à ce sujet, il a ses propres projets, ses propres soucis... Me voilà prisonnière de Rumple. Si j'étais chafouine je ferais mine d'être heureuse de le revoir, de le remercier de m'avoir ramenée à la vie, mais j'ai bien des qualités sauf celle de bien cacher mes sentiments, c'est donc dans un long flot d'injures que se termine cette histoire....Pour l'instant du moins.



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