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Là où tout a commencé

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MessageLà où tout a commencé Jeu 14 Aoû - 14:19


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∂6 Conte : Hercules
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Liste des Participants : 1° Hades / 2° Les 9 Muses / 3° Llariarith
Nbr de participants supplémentaires ? : pas mal de figurants sans interet

Contexte (date/ambiance) du sujet : Voici l'histoire des 9 Muses et de leur rencontre avec Llariarith. Voici l'histoire de la colère d'Hadès et de sa maladresse.

Période de la journée : En milieu d'après-midi
Météo : Ensoleillée

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MessageRe: Là où tout a commencé Jeu 14 Aoû - 14:51


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∂6 Conte : Hercules
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Là où tout a commencé
J

e me présente, je suis la Conteuse, Muse de l'éloquence je suis Calliope et c'est moi qui vous dirais aujourd'hui comment nous sommes devenues celle que nous sommes. Je ne vous conterais pas l'histoire de     Llariarith, c'est une bien triste histoire mais c'est, surtout, une autre histoire. Non, je vais vous conter l'histoire des 9 Muses.

Dans les temps anciens où les Dieux parcouraient la terre nous avons été créées pour encenser la mémoire des hauts faits, pour chanter la chute des Titans. Filles de Zeus et Mnémosyne nous sommes les Muses Piérides, amies d'Apollon et inspiratrices des artistes.

Et durant de longues années nous avons chanté la chute des Titans, mais il n'est d'histoire si merveilleuse et vraie qu'elle n'en devienne lassante. Nous avons donc cherché d'autres inspirations. Nous avons chanté la gloire des maitres de guerre humains et les indiscrétions de Zeus, nous avons chanté la jalousie d'Héra et la beauté d'Aphrodite, nous avons chanté la colère de Poséidon et les talents d’Héphaïstos. Nos chansons enchantaient, émerveillaient, faisaient rire, sourire, danser et vibrer. Nous inspirâmes les plus grands, la science n'avait jamais connu tel éclat qu'en ces temps bénis des Dieux, Pythagore, Thales, Socrate ou Platon, nous inspirâmes les plus grands, Alcée, Aristophane Diogène ou Esope. Mais vint la chanson de trop.

Par une chaude nuit d'été     Thalie souffla à l'oreille d'un écrivain quelques vers irrévérencieux sur le Dieu du Royaume des Morts. Quelques petits vers pour se gausser de sa solitude imposée, quelques petits vers pour chanter le malheur du Dieu mal-aimé. Quelques petits vers qu'Hadès n'aurait jamais du entendre, lui qui ne quittait jamais son royaume disait-on.

L'écrivain fit ce qu'il faisait le mieux, il écrivit. Il écrivit une comédie entière sur le sujet inspiré par     Thalie. Il inventa toute une histoire expliquant pourquoi Hadès ne pouvait être que le Dieu du Royaume des Morts lui dont la cruauté n'avait pas de limite. Il conta comment il sépara Orphée et Euridyce, jaloux de leur amour si tendre, il conta comment nombre de femmes l'avaient éconduit, il conta tout cela et plus encore avec des ressorts comiques, il conta tout cela et plus encore  ridiculisant le Dieu des Enfers. Il avait su faire une comédie d'histoires tristes et effrayantes. Des histoires qu'il avait, pour beaucoup, totalement inventé et d'autres qui étaient réelles mais qu'il avait tant détournées qu'il était difficile de les reconnaitre.

Puis il joua cette pièce  encore et encore, faisant rire des centaines de gens à chaque représentation. Jusqu'au jour où Hadès assista à la représentation.

C'était une belle journée ensoleillée de début d'automne. Les arbres se couvraient peu à peu d'ocre et il faisait encore chaud mais un vent léger balayait la scène et faisait voler les cheveux des acteurs. Ils déclamaient leurs vers avec talent comme chaque jour et le public riait à gorge déployée, comme chaque jour. Nous étions toutes présentes pour voir la pièce, de nombreuses personnalités s'étaient déplacées, cela signifiait que l'écrivain de     Thalie devenait célèbre, nous voulions la féliciter.

C'était une belle journée ensoleillée de début d'automne et pourtant nous frissonnâmes en chœur.....

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MessageRe: Là où tout a commencé Jeu 14 Aoû - 17:17


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∂6 Conte : Hercules
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Il fut un temps jadis où Hadès était craint de tout le monde pour ce qu'il était capable d'infliger aux humains sur ordre des dieux de l'Olympe car lesdits humains les avaient offensés de quelconque manière. D'ailleurs, il n'y avait pas qu'aux humains qu'il était capable de faire du mal.
Il fut un temps où en fait, il n'était pas trop bon d'offenser le dieu des Enfers; ou un dieu tout court au demeurant, mais le dieu des Enfers était certainement le plus cruel de tous; mais quel enquiquineur et rabat-joie de première, pfft...

Le Maître du royaume des Morts sortait très peu des Enfers, ne sortant que lorsqu'il fallait punir les humains coupables du péché d'hybris. Et qu'il s'en donnait à coeur joie dans ces moments-ci ! Son coeur était corrompu par la haine et la rancœur envers les autres dieux, et notamment envers son petit frère, Zeus.
Alors dès qu'il pouvait sortir faire du mal à la création de son odieux petit frère...

Cependant il lui arrivait parfois de sortir parce qu'il en avait l'envie et qu'il avait eu l'autorisation de roi des dieux.
Et pour cette fois-ci, il était sorti parce qu'il le voulait, et parce que son petit frère lui avait très gentiment conseillé de sortir un peu de la monotonie de son travail éreintant et d'aller se balader sur Terre. Hadès avait pris ce conseil pour une moquerie, alors que pour une fois, son petit frère ne se moquait pas de lui. Mais il ignorait encore que, quant bien même ce ne serait pas son ignoble petit frère qui le ferait: ce serait toute une foule de misérables petits êtres humains.

Concernant le dieu des Enfers, il lui était impossible de passer inaperçu parmi les humains sans se faire passer pour un vieillard; et il trouvait cela un peu vexant, il était encore jeune. Enfin, du point de vue des dieux bien sûr. Et un dieu, cela vit longtemps; en principe.
Mais bon, il avait tellement envie d'aller se payer une bonne tranche de rigolade en allant voir une comédie; il avait entendu parler, tandis qu'il marchait sous l'apparence d'un vieillard aux cheveux grisonnants, boiteux et marchant à l'aide d'une canne, le visage et le corps cachés par une longue cape de voyage sale, d'une pièce de théâtre comique, où beaucoup avait ri aux éclats.
Ah, ce pourrait être intéressant.

Bien sûr, se faisant passer pour un vieillard lambda qui n'était pas noble, il n'avait droit qu'à une place tout au fond, mais qu'importe puisqu'il voyait bien. C'était un dieu, tout de même.

Une belle journée d'automne et une pièce où il allait peut-être s'amuser un peu.

De là où il était, il voyait de célèbres personnes assises dans les rangs, la pièce devait être célèbre. Tant mieux ! Bien que malheureusement, les nouvelles n'allaient pas très vite dans les Enfers, il aurait aimé la voir avant. Bast, il n'allait pas s'en plaindre.
Il en ignorait encore le sujet, de cette pièce.

Il remarqua également la présence des Neuf Muses. L'avaient-elles vues ? Il s'en fichait, comme il se fichait bien de leur présence. Elles avaient sans aucun doute inspirées l'auteur de cette pièce comme elle le faisait à chaque fois, alors sans nul doute que l'histoire allait être amusante et de qualité.

Il n'imaginait pas à quel point il n'allait pas rire du tout.

La pièce commença.
Et il...bugua.

Attendez...quoi ?! Quel était cet affront qui lui était fait ?!
Bon, d'accord, une pièce qui parle de lui, voilà qui était plutôt flatteur, pour une fois mais...attendez...
CETTE PIECE ETAIT EN TRAIN DE LE RIDICULISER !

Et puis c'était quoi cette histoire de femmes qui l'avaient éconduit ?! Comme s'il était comme son crétin de petit frère, constamment à tourner autour des belles humaines, nymphes et autres déesses ! Comme si plaire à une femme était sa priorité actuelle...
L'auteur de cette pièce allait amèrement regretter cet affront, et il souffrirait tout autant une fois mort. Les Muses allaient également l'entendre.
Bon, les acteurs, il allait pas trop y toucher, enfin, en principe.

Il attendit calmement qu'un des acteurs finisse de déclamer ses vers avant de retirer sa cape de voyage sale, de poser son bâton sur le côté - qui était en fait sa lance à double fourches métamorphosée - il se leva lentement, et avant même qu'un comédien ne commence à déclamer de nouveaux vers, il s'enflamma.
Littéralement.


-ASSEZ !

Sa voix résonna dans tout le théâtre.
Il s'empara de son bâton qu'il fit reprendre sa forme première; sa lance à double fourches.

Il était...en colère était un faible terme concernant ce qu'il ressentait actuellement.


-C'en est assez de cet affront !

Il descendit les marches jusqu'à arriver auprès des Muses. Ouais, là, elles allaient vraiment regretter l'inspiration qu'elles avaient données à l'auteur de la pièce.

-Où et qui est l'auteur de cette insulte insufflée par neuf petites idiotes imprudentes ?

Le public devait avoir peur. Ce qui était un tant soit peu logique. Mais ce n'était pas à eux que le dieu allait s'en prendre, oh que non.

-Et que l'on me réponde vite si on ne souhaite pas que je tue une dizaine de personnes au hasard dans ce public qui a suffisamment ri de moi.

Sa main droite caressait doucement sa lance à double fourches, pouvant servir d'arme, bien que son rôle était principalement de servir de symbole afin que l'on reconnaisse le dieu des Enfers, mais cela servait également à guider les âmes des morts vers l'un des trois lieux destinées aux âmes: les Champs des Asphodèles, le Tartare et les Champs Elysées.

-Pour l'auteur, ce sera rapide dans ce monde, mais je ne garantis pas que ce sera le cas une fois dans le mien...

...la situation allait dégénérer...à moins qu'on ne fasse quelque chose.
Le dieu n'était vraiment pas content.

Mais ce n'est qu'un début d'histoire, peut-être que cela allait s'améliorer...ou bien peut-être pas...





Spoiler:
 


Theme of Hadès:
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MessageRe: Là où tout a commencé Mar 25 Nov - 12:18


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Là où tout a commencé
H

adès ne sortait jamais de son royaume, ou presque jamais, il n'aurait jamais du voir cette pièce, il est connu, après tout, pour son irascibilité. De plus ne fréquentant que des morts il n'est pas étonnant que son second degré et son humour soient au plus bas. Il menace l'auteur et les présents, l'auteur ne brille guère par son courage et reste muet alors Thalie s'avance mais Polhymnie la retient et prend sa place, s'avançant devant le Dieu courroucé. Elle prend la parole d'un ton doux et calme malgré les menaces, malgré la tension, malgré la panique derrière elle.

Seigneur, nous vous prions d'excuser l'auteur
Il fut inspiré, mal sans doute, par ma soeur
Nul n'a pensé à mal, tous n'ont pensé qu'à rire
Nous ne souhaitions nullement déclencher votre ire.


Elle sourit avec apaisement, même si elle sait qu'il faudra sans doute plus que cela pour calmer le Dieu dont l'amabilité est légendaire, j'entends par là qu'elle n'existe pas. Nous retenions toutes notre souffle, tentant de ne pas offusquer davantage le seigneur des enfers par des paroles inconsidérées. Nous avions peur de ce qu'il pourrait faire, non pas à nous, nous sommes, après tout, les filles de Zeus et le monde a besoin des Muses, mais à ces humains venus uniquement dans le but de passer un bon moment.
Les humains sont fort occupés, d'ailleurs à sauver leur vie, fuyant en tout sens dans le chaos le plus total. L'auteur fut l'un des premiers à disparaître et d'ici peu il ne restera que nous dans ce théâtre, nous et un Dieu offusqué.

Nous inclinons toutes la tête pour joindre notre attitude aux paroles de notre soeur et même Thalie d'habitude si prompte à se moquer et à agir inconsidérément se contente de nous imiter, se retenant d'ajouter une parole désobligeante, un bon mot ou de plaider sa cause elle-même. Elle déteste pourtant quand notre aînée prend, comme ici, le contrôle des opérations et nous commande sans même avoir besoin d'ordonner. Nous détestons toutes cela mais nous savons reconnaître que c'est, le plus souvent, pour le mieux. Aucune de nous n'a son don pour apaiser les tensions, nous savons faire rire ou pleurer, nous éveillons les émotions et les passions mais nous ignorons comment les apaiser, comment éviter qu'elles ne se retournent contre nous. C'est assez rare, les poètes que nous n'inspirons pas ont tendance à nous maudire mais cela ne nous importe guère, si nous ne les inspirons pas c'est que nous ne les en jugeons pas dignes, leur avis nous importe donc peu. Quelques hommes ont peu apprécié des pièces parlant d'eux, mais ce ne sont que des hommes, nous sommes des créatures de magie, ils ne peuvent nous nuire. Mais Hadès c'est autre chose, il est presque aussi puissant que notre Père, s'il voulait nous tuer il le pourrait sans doute et que deviendrait le monde sans les Muses pour l'embellir ? Sans l'Art pour le rendre plus agréable ?
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