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Evasion

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MessageEvasion Mer 4 Juin - 19:21


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∂6 Conte : Légendes Affricaines
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Liste des Participants : 1° Ellaria / 2° Hans
Contexte  du sujet : Elsa vient de lever la malédiction qu'elle avait jeté sur Arendelle et a sauvé sa soeur, Hans a été ramené chez lui et emprisonné

Période de la journée : au coeur de la nuit
Météo : Pluvieux et maussade le brouillard et la nuit sans lune sont idéaux pour une évasion.
" Evasion "
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Délivrance
H

ans.....Pauvre Hans, qui n'a jamais fait que ce qu'on l'a poussé à faire, sans le vouloir peut être, sans le savoir sans doute, mais malgré tout Hans n'est que le produit de son éducation, une éducation ratée. Etre le dernier d'une longue fratrie n'est pas facile, d'autant plus dans une famille noble car les rôles sont déjà pourvus et l'on est la cinquièmle roue du carrosse. Ses parents n'ont pas su lui ôter cette impression, cette image de lui-même. De là est venue l'insécurité, puis la jalousie et, finalement, les actes. Tout était prévisible. Tout était prévu d'ailleurs. Là encore j'aurais peut être pu intervenir, mais qu'aurais-je pu dire à cet enfant qu'il aurait entendu ? Cela aurait du venir de ses parents, ce sont eux les monstres dans cette histoire, même s'ils n'en ont pas conscience, même s'il leur sera facile de rejeter la faute sur lui. Peut être même est-ce parce qu'il se savent, au fond d'eux-même, coupables qu'ils rejetteront la faute sur lui, pour mieux se dédouaner, pour mieux se convaincre. Mais qu'importe qui l'on blâme, une petite voix au fond de notre âme sait ce qu'il en est, et cette petite voix les tourmentera jusqu'à leur mort, comme elle me tourmente depuis toujours et à jamais. Qu'importe les raisons que l'on invoque ou les excuses que l'on se donne, cette petite voix sait ce qu'on aurait du faire, ce que l'on n'a pas fait. Elle sait ce qui fait de nous des monstres et ne manque jamais de nous le rappeler.

C'est ce qu'ils ont fait, j'observais, simple oisillon dans les toitures, j'ai vu le regard dur de sa mère, j'ai vu le désespoir dans les yeux du prince, j'ai vu et compris ce qui se jouait ici. Hans était un déshonneur, d'ici peu il se suiciderait, de lui-même ou aidé par un garde et l'honneur de la famille serait lavé. Mais je ne voulais pas laisser cela arriver. D'autant que peu après j'avais appris qu'il était officiellement condamné à mort, le doute n'était donc plus permis quant à ce qui arriverait ensuite.

J'avais longuement réfléchi, j'avais longuement hésité, on n'intervient pas sans risque dans ce qui est, mais j'avais la conviction que le libérer ne perturberait pas l'équilibre, au contraire, peut être que cela permettrait à Elsa et à Hans de s'offrir, chacun, une seconde chance. Et l'un comme l'autre avait besoin de revoir la façon dont ils se regardaient.

J'avais donc attendu la nuit, Hans était dans une geôle fort peu confortable pour un prince, il était dans un cellule classique, sa famille tenait vraiment à l'humilier, à le punir, à le briser. Cela m'arrangeait néanmoins, un Prince serait surveillé, un criminel l'était bien moins, d'autant qu'il ne semblait guère avoir des velléités d'évasion. Hagard, perdu il se contentait de revoir encore et encore le regard lourd de reproches de sa mère. J'avais pu constater que les humains s'attachaient particulièrement à leur parent de sexe opposé. Les dires d'un père sont tout pour une jeune fille quand le regard d'une mère a tout pouvoir sur un garçon. Il aurait pu décevoir son père et s'en remettre mais voir sa mère se détourner de lui était une des pires épreuves qu'il puisse subir.

Il était dans sa prison depuis quelques jours à peine quand je pus, enfin, pousser un de ses valets à le libérer à la faveur de la nouvelle lune. Chuchoter à l'oreille du jeune enfant ne fut pas difficile, Hans et lui s'entendaient bien pour avoir tous deux de nombreux grands frères pas forcément aimables, et puis il devait de toute façon quitter le royaume peu après ce qui le mettait à l'abri des poursuites. Insignifiant, discret, il était tel une ombre dans le château et vu sa timidité je doutais qu'un seul membre de la famille royale ait vent de son existence, nul n'irait le suspecter.

Il avait donc pris la route des geôles et j'avais participé à l'évasion en endormant le garde de service, prendre la clef fut facile, ouvrir la porte également, convaincre Hans de partir un peu moins mais il semblait si hagard sur l'instant que je ne suis pas sure qu'il ait eu conscience de ce qui se passait, c'est donc par un brusque courant d'air glacé que je l'aidais à se décider. Il faut dire que l'annonce de sa condamnation avait été faite le matin-même et qu'il n'avait pas été épargné à Hans de savoir que si les débats avaient été animés la plus virulente avait été sa mère demandant la peine capitale. Elle l'avait emporté de peu.

Finalement il sortit et réalisant l'opportunité qui s'offrait à lui se mit à courir, ni lui ni le valet ne savait que j'avais participé à cette évasion, ni lui ni le valet n'avait la moindre idée de mon existence, et c'était très bien ainsi. Avec son arrogance naturelle Hans pourrait s'imaginer être exceptionnel s'il savait qu'une mage l'avait aidé à s'enfuir. Il n'était pas encore capable de comprendre la compassion.

Tandis qu'il tournait dans les couloirs, sachant exactement où aller puisqu'il avait grandi dans ce Palais, je détournais les gardes et autres domestiques de son chemin, qui se souvenait soudain d'avoir oublié ses clefs, qui avait faim et se détournait de sa route, qui se retrouvait à trébucher bêtement sans raison apparente.... Bref la voie était libre pour Hans jusqu'à ce que l'un de ses frères ne sorte de la chambre dune servante à l'improviste, avant que j'ai pu intervenir. Je suis puissante mais pas omnisciente ni omnipotente, celui-là n'était pas prévu au programme puisqu'il aurait du se trouver dans une autre aile du château. Je ne pouvais intervenir sans me faire remarquer et donc connaitre, du moins pour l'instant, je restais donc silencieuse et invisible, attendant la suite, prête à aider dès que je le pourrais sans risquer d'être démasquée.
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MessageRe: Evasion Mer 4 Juin - 21:24


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∂6 Conte : La reine des Neiges
Rubis : 98



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Tes souvenirs se bousculent tous dans ta petite caboche de menteur, tous les mêmes apparemment, pas un de vraiment joyeux. Bien sûr, quel méchant d'une histoire a des souvenirs heureux, dis-moi ? Aucun, ou du moins très peu, trop peu !
Toi tu ne te souviens pas avoir vraiment été heureux, l'as-tu déjà été ?
Peut-être l'as-tu été, seulement peut-être, tu ne sais plus où donner de la tête. Où en es-tu ?
Quel est ton souvenir heureux dans ta vie ? Tu ne sais plus ?
Tu te souviens de toutes ces fois où ta mère t'a souri, et toi misérable, tu souris aussi, dans le vide, repensant à ces jours où ta mère t'aimait; ou plutôt où tu pensais que ta mère t'aimait. T'a t'elle seulement aimer un jour ? Voilà la question qui te ronge...Car maintenant tu sais qu'elle te hait, tu l'as vu dans son regard ! Les yeux sont le miroir de l'âme, tu sais que si tu as vu la haine dans ses yeux, alors c'est que dans son âme et son coeur, elle te hait ! Cette horrible haine sèche...
Et Sitron, ton fidèle destrier, tu t'en souviens ? Il a presque grandi avec toi. Vous vous connaissez bien tous les deux, n'est-ce pas ? Mais tu sais que c'est ton douzième frère le convoitant depuis longtemps qui l'a récupéré, on dit qu'il a fier allure désormais avec ce cavalier; et tu sais que ton douzième frère est un bien meilleur cavalier que toi !
Mais à ces pensées tu verses une larme, cognant dangereusement ta tête contre la paroi - une seule fois seulement - dure et pierreuse de ta minuscule cellule, tu voudrais que ce ne soit qu'un mauvais rêve, que tu n'aies jamais fait tout cela et qu'en t'assommant tu te réveilles.
Et puis tu fermes les yeux, tu t'endors, tu n'as plus que cela à faire de toute façon, dormir en attendant ton jugement. Et dans tes rêves tu revis ce que tu as vécu quelques heures à peine, en débarquant dans ton royaume natal.

****

On le jeta aux pieds de la famille royale, on l'obligea à s'agenouiller devant son père, sa mère, ses frères qui étonnés le regardèrent ainsi positionné, ainsi enchaîné.
Le regard surpris se mua chez tout le monde en regard haineux quand le roi reçut la réponse à sa question "Mais que se passe t-il donc pour que mon fils soit enchaîné ainsi ?!".
Et le roi avait aussitôt déclaré qu'on le jette en prison en attendant de statuer sur son sort.

Les douze frères aînés avaient regardé leur cadet être emmené. Ils avaient l'air si hautains envers lui. Son père le regardait sévèrement comme n'importe quel roi juste et impartial. Et la mère...
Hans avait jeté un dernier regard à sa mère, un regard désolé et triste.
La mère l'avait regardé avec un regard si haineux, une moue si haineuse. Le coeur du prince pas encore déchu s'arrêta quelques instants, il sentit son petit coeur se briser en un milliers de morceaux et son âme se morceler peu à peu.
Mais de la haine de sa mère, il n'avait pas encore tout vu. Il n'avait pas encore aperçu toute l'étendue de sa haine !

On le jeta sans ménagement dans cette cellule froide, à coups de pieds dans le derrière - sans plaisanter - les gardes qui le détestaient d'un seul coup maintenant riant de son sort en disant qu'il méritait la sentence qu'il allait avoir. Non, il n'était vraiment pas aimé.
Il s'était adossé contre la paroi dure et humide de la cellule, heureusement on lui avait au moins ôté ses chaînes; il avait encore les marques des fers à ses poignets d'habitude si solides, marques qui disparaîtraient au cours de sa fuite future, recouvertes par la boue et la poussière des chemins empruntés.
Il avait froid, il n'avait que son pantalon, ses bottes et n'était couvert que par sa chemise blanche. On lui avait retiré son manteau. Il faisait tout de même assez froid, même pour les Îles du Sud.

________________

De leur côté, les membres de sa famille statuaient sur le sort de Hans.


-Qu'il soit déchu ! lança le deuxième frère.

-Il n'a rien à faire dans notre famille, renions-le, et bannissons-le de nos terres ! s'exclama le quatrième frère, aussitôt approuvé par le neuvième et le dixième.

-On devrait l'exécuter, proposa sobrement la mère. Le déchoir de ses titres et privilèges, le renier de notre famille, effacer son nom de notre généalogie, faire comme s'il n'avait jamais existé. Et surtout l'exécuter aux yeux de tous.

Tout le monde fut surpris de la décision. Mais le débat continua, on demanda à la Reine Mère d'attendre encore un peu avant de relancer ce genre de décision, ce qu'elle fit.

****

Tu te réveilles soudainement.
Tu ne sais plus du tout depuis combien de temps tu es là mais tu t'en fiches. Il fait nuit. Le temps n'est pas au beau temps, loin de là, on dirait qu'il va avec ton humeur; ou plutôt voilà la météo assortie à ton humeur.

Le matin même on t'avait apprit que dès demain tu serais mort. Ton destin avait été scellé par les débats houleux entre les membres de ta famille.
On avait demandé ton bannissement, à ce que l'on te renie, qu'on t'ignore à jamais, effacé de l'histoire de ta famille comme si tu n'étais jamais né. Mais ta mère avait demandé ce que tu n'osais toujours pas croire.
Elle t'avait condamnée à mort.
Et tout le monde, tu le sentais, semblait heureux que le prince menteur, déchu de ses titres, celui qui avait failli commettre l'irréparable pour obtenir un pouvoir qui n'était pas sien, allait mourir dès demain.
La nouvelle t'avait abattue. Tu avais beaucoup pleuré, pitoyable être !
Mais il y ait quelque chose que tu n'attendais pas...
Tu ne t'attendais vraiment pas à ce quelqu'un t'ouvre la porte de ta cellule. Qui était cet enfant qui te disait de partir et t'offrait une chance ?
Cet enfant, tu crois le reconnaître. N'est-ce pas le petit Nicodème, jeune serviteur avec qui tu t'entendais assez bien, puisque vous avez comme point commun d'avoir des grands frères peu aimables et sympathiques envers vous ? Tu ne savais plus trop, et puis tu ne pouvais même pas réfléchir à ce qu'il disait. Et c'est un courant d'air glacé qui te décide enfin à bouger !
Tu sors. Tu réalises enfin ce qu'il se passe.
Tu regardes le serviteur, gravant son visage dans ta mémoire de faible et piètre traître pour t'en souvenir à jamais, et sans même dire merci, ne versant qu'une larme, tu fuis tel un lâche.

Tu sais où aller, tu as grandi dans ce château.
Tes pas te mènent au loin, mais soudainement tu tombes nez-à-nez avec un de tes frères.
Ton sixième frère te regarde un instant, surpris, croyant avoir une hallucination.
Toi tu t'arrêtes, figé par la peur.
Puis se rendant compte de ce qu'il se passe il se jette sur toi, il est si arrogant lui aussi qu'il croit qu'il va t'arrêter dans ta fuite. Toi, tu l'esquives avec aisance et tu cours en jurant. Il te rattrape mais tu es plus rapide. Enfin il donne l'alerte.
Et tu cours plus vite. Tu as toujours été un peu plus rapide qu'eux tous.

Enfin dehors, le château est derrière toi, mais tu restes dans l'enceinte de la ville, et la quitter n'est pas chose aisée; tu as grandi toujours dans ce château, jamais trop sorti dans la ville...
Et tu cours, tu cours à en perdre haleine, derrière toi, gardes et frangins juste derrière toi. Les uns avec leurs lances, les autres avec leurs épées, à l'exception d'un parti chercher ses chiens.

Et tu cours, tu cours à en perdre haleine.
Des larmes brouillent ta vue.
Tu cours sans t'arrêter, sans te retourner...

Et tu cours, tu cours à en perdre haleine.
Ne cesseras-tu donc jamais de courir, Hans ?







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MessageRe: Evasion Jeu 12 Juin - 19:09


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∂6 Conte : Légendes Affricaines
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Délivrance
M

algré son abattement il finit par sortir de sa cellule et courir. Le décider n'a pas été facile il faut bien le reconnaitre. L'arrivée de son frère me semblait un problème mais cela réveilla Hans davantage, cela lui donna l'énergie dont il manquait encore, cela réveilla sa hargne, sa rage de vivre, sa rage de vaincre. Il a toujours été compétitif si j'en crois tout ce que j'ai entendu sur lui au fil de mes déambulations dans le palais.

Le Palais est enfin derrière lui, derrière nous car même s'il n'a pas le temps de s'en préoccuper une tourterelle légère et silencieuse vole derrière lui, assez loin pour ne pas attirer l'attention, assez près pour ne pas le perdre de vue.

Dans le Palais il avançait intuitivement sans hésiter un instant, il connaissait chaque couloir, chaque recoin où il aurait pu se cacher, même s'il n'en avait pas usé, mais ici c'était plus compliqué, la ville lui est inconnue. Pas vraiment inconnue, mais il ne conait pas assez les ruelles pour s'y retrouver en pleine nuit. Je l'aide donc, quelques aboiements l'éloignent d'une impasse, un coup de vent le guide intuitivement dans la bonne direction.

De temps à autre je passe voir ce que font les gardes, je les guide dans la direction opposée, ils ne semblent pas s'étonner que la piste du prince les amène au coeur de la ville et non vers la sortie. Soit qu'ils soient trop occupés à le poursuivre ou qu'ils soient conscients que la ville n'est pas son domaine. Toujours est-il qu'ils suivent la piste que je leur laisse.

Tout se passe bien jusqu'à ce que les cloches résonnent, quelques gardes sortent alors de la taverne proche de Hans, il ne les a pas vu, bien qu'il ait compris le danger en entendant les cloches. Le voyant courir droit vers eux je met sous ses pieds une flaque glissante dans laquelle il trébuche. Il ne s'est pas blessé, son orgueil devrait survivre, mais cela a donné le temps aux gardes de s'éloigner dans la direction opposée, attirés par une jeune femme qui prétend avoir vu un fugitif. Je souris tandis qu'ils me dépassent, ils n'ont rien vu, Hans devrait s'en sortir.

Je continue de les surveiller, c'est plus complexe, je dois voler d'un groupe à un autre, mais peu à peu ils se regroupent, je les y aide, ils sont désormais quasiment tous loin de Hans qui se rapproche de la porte de la ville.

L'un d'eux, isolé, sortant d'une maison close, a échappé à mon attention et vu Hans, toutefois, fort heureusement, il n'a pas donné l'alerte, pensant pouvoir arrêter le Prince seul. Il m'est à nouveau difficile d'intervenir, je me contente donc d'observer comment Hans va se sortir de ce mauvais pas.
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MessageRe: Evasion Ven 13 Juin - 16:05


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∂6 Conte : La reine des Neiges
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Et tu cours, tu cours à en perdre haleine, depuis combien de temps cours-tu déjà ?
Tu ne sais plus et tu ne veux même pas savoir, de toute façon tu es bien trop occupé pour te poser la question. Tout le monde te pourchasse, voilà la seule chose que tu sais. Tout le monde te pourchasse car tout le monde veut te voir mort.
Et alors tu cours, tu cours à en perdre haleine, en pleurant car tu n'es qu'un être misérable, piètre prince déchu, tu verses des larmes amères sur ton destin scellé.

Tu ne sais même plus où tu vas, tu cours au hasard dans ces rues qui te sont quasiment inconnues. Tu n'es jamais vraiment sorti du palais, n'est-ce pas ? Eh bien tu aurais dû, stupide coquin, fieffé menteur ! Tu aurais dû !
Mais quelqu'un semble sur toi veiller afin de t'éviter la potence; bienveillant personnage qui t'es pour le moment inconnu, tu ne le sauras peut-être jamais, idiot que tu es...

Et tu cours, tu cours à en perdre haleine, depuis quelques temps déjà les gardes te poursuivent mais tu penses finalement les avoir semés. Stupide personnage, tu ne vois même pas que tu cours vers un groupe de tes poursuivants et tu glisses pitoyablement dans cette flaque boueuse te salissant mais tu n'es pas blessé; allons relève-toi crétin ! Debout faible personnage inutile, lève-toi et cours ! Cours pour ta vie, n'est-ce pas ce que tu faisais avant de glisser et de chuter dans cette flaque glissante et boueuse ?

Et soudain pris dans ta course, il se dresse devant toi, sortant d'une maison close qu'un de tes frères a l'habitude de fréquenter - le septième sûrement - un garde dont le visage t'es inconnu également. Il pense pouvoir t'arrêter seul alors il ne dit rien, ne donne pas l'alerte. Il se contente de te regarder, de te jauger. Toi tu t'arrêtes soudainement, surpris.
Mais tu sais que tu n'as pas le temps de réfléchir.
L'autre se jette sur toi, et tu esquives comme tu peux les coups. Un coup de poing te touche au flanc, mais tu n'as pas mal, le coups n'était pas assez fort. Toi tu lui assènes un violent uppercut dans ton désespoir, et il chute sur le sol froid tandis que tu te remets à courir; tu crois t'être cassé les phalanges sur la mâchoire du garde, en réalité ce n'est rien, rien juste un bleu que tu auras. Le désespoir a décuplé la force que tu n'avais pas...

Et tu cours, tu cours à en perdre haleine, tu ne te retournes pas, mais tu sais que le garde est derrière toi. Il n'a toujours appelé personne pour venir l'aide, il pense pouvoir t'arrêter, mais tu ne lui en laisseras pas le temps n'est-ce pas ?
N'est-ce pas Hans ? Tu ne lui laisseras pas le temps d'appeler de l'aide pour qu'on te tombe dessus, qu'on t'arrête, qu'on te tabasse, qu'on t'emprisonne et qu'on t'exécute ?
Allons, stupide personnage, désarme cet homme, prends son épée et enfonce-la lui dans le ventre qu'il ne te court plus après et qu'il se taise; même s'il n'a pas parlé...
Que t'arrive t-il, on dirait que tu te ramollis...Mais pourtant, ce n'était pas toi qui avait voulu laisser mourir Anna et tenter d'assassiner Elsa pour un royaume ? Pour ta vie, alors, tu pourrais bien massacrer un garde qui veut ta mort, pas vrai ?
Qui veut de toi après tout ? Retourne-toi, bats-toi comme un homme prince déchu et tue-le !
Tue ou soit tué...


-SILENCE !

****

Hans s'était arrêté pour faire face au garde, ils s'étaient mutuellement distribué plusieurs coups; heureusement, le prince déchu était bien plus solide que prévu et le garde n'avait pas longtemps fait le poids, étant un peu trop aviné et fatigué après son petit séjour de deux heures dans la maison close. Et les réflexes du fugitif étaient accrus par son désespoir et son instinct de survie. Par contre il aurait quelques séquelles au final; rien de grave, une grosse fatigue, des contusions et des hématomes...Ce n'était pas grand chose pas vrai ?
Se surprenant lui-même, il avait désarmé le garde pour lui prendre son épée et l'avait brandie au-dessus de l'aviné au sol mais il avait hésité...au final il avait hurlé à l'encontre de...euh...on ne savait pas qui et le garde ignorait totalement contre qui il avait crié. Il avait simplement regardé avec surprise le prince déchu lâcher lourdement l'épée sur le sol dont la garde vint percuter la tête du soldat.
Hans avait regardé le garde et il était parti. Il savait qu'il avait ameuté du monde en hurlant ainsi. Au loin il entendait les chiens d'un de ses frères; mais ils sont cinglés ou...?! Bref...
Non mais...les chiens...les...chiens...Les chiens quoi ! Mais on n'était pas à la chasse à coure !...si ?!
Ils avaient complètement débloqués ou bien voilà qu'ils revêtaient leur véritable personnalité...ou alors...ou alors ils traquaient simplement un fugitif...ou...non...cette histoire commençait à ne plus avoir beaucoup de sens pour le pauvre prince déchu qui n'était plus qu'une proie.
Et il se mit à courir.
Il n'y avait pas beaucoup de chemin à parcourir maintenant ?...peut-être que si...hey, les portes de la ville ! Enfin !...ENFIN ! Il y était presque.
Il sentait juste derrière lui les chiens de ses frères le traquer, il les entendait aboyer après lui, les princes courir après lui...

Presque...il y était presque...

Mais cela était un peu trop facile n'est-ce pas ?

Il y était vraiment presque...

Et puis soudain...






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MessageRe: Evasion Ven 13 Juin - 21:30


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∂6 Conte : Légendes Affricaines
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Délivrance
F

ranchement moi je veux bien sauver un gars de temps en temps. Ca ne perturbe pas l'équilibre, c'est une bonne action qui me permet de prendre un semblant de recul sur toutes les fois où je n'ai pas agi, sur tous ceux que je n'ai pas sauvés....Mais là j'avais vraiment choisi le mauvais poulain, il n'avait pas vraiment envie de s'en sortir, ou alors il était bête...Je ne sais pas trop, mais en tout cas hurler au milieu de la nuit et de la rue quand on tente une escapade discrète c'est pas terrible comme plan.

Le voilà donc qui hurle contre le vent, sans aucune raison apparente, comme un possédé et qui s'enfuit face à un garde qu'il n'a pas réussi à tuer. Ce geste toutefois me rassure, cela prouve qu'il est capable de changer, d'évoluer, un jour, lentement, si on lui en donne l'occasion. Et j'espère bien lui en donner l'occasion. Je sais qu'Elsa se dirige vers la Forêt Enchantée, elle ne devrait pas passer très loin d'ici, je vais donc pousser Hans vers elle, lui donner une chance de voir ce qu'il a fait, de s'y confronter réellement, non plus dans l'arrogance de la réussite ou dans l'amertume de l'échec, mais alors qu'il serait vulnérable. Je me demande ce qui se passera alors.

Enfin, avant de le pousser vers Elsa il va falloir le sortir de là. L'aube pointe le bout de son nez et un coq chante au loin. L'attention des gardes est attiré par le bruit mais revient rapidement sur le fuyard, jusqu'à ce que la meute de chien qui le pourchasse croise la route d'une chienne en chaleur. Aussitôt c'est la débandade, ils tirent sur leurs laisses mais dans la mauvaise direction et quelques ombres salvatrices cachent rapidement Hans aux regards des gardes. Il a réussi a sortir de la ville, il a passé les portes par un miracle que je ne m'explique pas car si mon aide a été essentielle il a aussi eu de la chance, véritablement.

Je l'observe qui s'éloigne dans les bois et je guide les soldats sur une autre piste. Le leurre ne durera pas longtemps mais qu'importe, il devrait trouver ici de l'aide, je l'avais prévenue, elle devrait être là.

Milah...J'aurais aimé pouvoir l'aider mais je ne peux briser le sort du Ténébreux, pas sans briser l'équilibre. Elle ignore que j'en suis techniquement capable cela dit et sait juste que je peux l'aider à retrouver son amant, mais que j'ai, d'abord, besoin d'aide moi-même. Je lui ai raconté l'histoire de Hans en très résumé, aider un méchant n'a pas semblé la déranger, cela dit elle aime un pirate, elle sait donc que la méchanceté est une vue de l'esprit plus qu'autre chose. Elle est proche de la ville, attendant Hans, heureusement l'aube est déjà là, sans quoi il aurait été plus complexe pour elle de le trouver, à moins qu'il ne se soit approché de l'eau. Ce qui ne serait pas bête, au demeurant car les chiens perdraient alors sa piste. En effet les gardes ont finalement réussi à maitriser la meute, en tuant la pauvre chienne innocente, et les aboiements se rapprochent peu à peu malgré mes efforts pour les entrainer au loin.

Enfin je la vois, debout, vêtue d'une robe qui met en valeur ses formes et dont la couleur rouge se distingue clairement. Ses longs cheveux bruns sont sauvages, indomptés comme elle, ses yeux verts s'illuminent en apercevant l'homme qu'elle doit aider, l'homme qui la rapprochera de Killian. Je souris, un tel amour la rend plus belle encore qu'elle ne l'imagine, et pourtant elle a une haute opinion d'elle-même et de sa beauté.
Elle s'avance vers Hans, d'un pas calme indiquant par là qu'elle ne compte pas l'agresser. Elle ne sait pas que j'observe, elle ne sait pas grand chose à mon sujet je dois l'admettre, je suis toujours quelqu'un de très secret.
Elle sait cela, elle sait qu'elle ne doit pas mentionner mon nom. Elle doit raconter un mensonge à propose de ce pays et de son roi qu'elle déteste, elle doit raconter qu'elle l'aide pour le plaisir d'enquiquiner ses frères. Il devrait y croire, c'est le genre de choses qu'il aurait pu faire. Et qu'elle aurait pu faire aussi, car il aurait été difficile de la faire passer pour une âme charitable, son sourire désabusé et son regard dur auraient de suite éventé le mensonge.

J'ignore comment il va réagir mais je n'ai pas le temps de regarder, je dois entrainer les gardes au loin, qu'elle ait le temps de le convaincre, ce ne sera pas chose facile. Les sirènes sont rares dans cette contrée, et la magie n'est pas non plus des plus courantes. J'ignore s'il la croira mais la suite dépend de lui et d'elle, mon rôle se termine ici. Comme toujours je tisse les fils d'une tapisserie dont je ne vois jamais le dessin final. Telle est ma malédiction.

L'une de mes malédictions, avec l'absence de libre arbitre. Les humains croient que de savoir ce qu'il adviendra, ce qui doit être fait les délivrerait de leurs regrets, mais c'est tout l'inverse. Car ce qui doit être fait n'est pas toujours moralement juste. Le bien du plus grand nombre signifie souvent la mort de bien des petites gens, de bien des innocents, de bien des héros oubliés à jamais. Et je ne peux rien faire contre cela, je ne peux qu'observer, silencieuse, le cours des évènements.
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MessageRe: Evasion Dim 15 Juin - 18:20


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∂6 Conte : La reine des Neiges
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Le prince déchu continuait de courir.
Au final, depuis toujours, il n'avait jamais cessé de courir. Courir après des rêves impossibles, stupides chimères que faisaient s'intensifier la Reine, sa mère, courir après l'amour de son père qu'il n'avait jamais obtenu, courir après ses frères mais n'obtenant jamais leur attention...
Courir après le pouvoir, courir après Anna et ses beaux yeux - quoique chose si aisée à faire finalement - courir après Elsa pour lui prendre son trône, courir, toujours courir...
Maintenant courir pour sa survie.

Il avait passé les portes de la ville, il y était presque !
Mais bien évidemment, ce royaume ne s'appelait pas les Îles du Sud pour rien...

Les Îles du Sud, petit archipel où évidemment...le seul moyen de fuite possible était de prendre une embarcation afin de rejoindre le continent, relativement proche certes...mais pas assez pour un faible bonhomme à moitié crevé comme le prince déchu et pitoyable qu'était Hans; ce mec faisait pitié à l'heure actuelle au vu de son état déplorable. Et encore, cela n'allait pas vraiment s'arranger; mais pour l'instant, occupons-nous du présent !

L'ancien prince, d'ordinaire au port altier et charismatique, à la mine fière, le voilà courant comme un damné désespéré - chose qu'il était devenu au demeurant - hagard et sale; de fait il ne ressemblait plus du tout à un membre d'une famille royale quelconque, mais plutôt à un...bah ce qu'il était en fait...un fugitif...

L'aube pointait.
Le pauvre courait depuis le milieu de la nuit à peu près. Autant dire qu'il était à la ramasse et complètement épuisé.

Il fut parfaitement étonné de devoir s'arrêter subitement dans sa course. La jeune femme qu'il voyait était...comment dire ? Magnifique n'était sûrement pas le mot qui correspondait. Oh ! Des femmes très belles, il en avait vu. Mais des comme Milah, jamais.
A dire vrai c'était peut-être la seule femme véritablement belle qu'il n'ait jamais vu.
Eh quoi Anna ? Anna n'était qu'une stupide gamine naïve, pas une femme ! Quant à Elsa...
Hans avait juste essayé de la tuer, cela devrait vous mettre facilement sur la piste que, non il ne l'aimait pas !
Oh vindiou, qu'elle était parfaite dans cette robe qui lui seyait à merveille, d'un magnifique rouge mettant en valeur tout son corps et...
BAM !
Euh...Hans ?

Bon alors attendez...récapitulons cette situation...

Hans courrait. Ouais, comme toujours depuis le début de ce sujet me direz-vous.
Bref...
Il courrait. Il avait passé les portes de la ville - avec une sacrée chance de ouf, ou bien quelqu'un veillait sur lui ? - et était maintenant dans les bois. Il devait sortir de là au plus vite avant d'être de nouveau rattrapé. Et puis il l'avait vu.
Bien sûr il devait se rapprocher de l'eau, ce serait nettement plus simple si seulement ces foutues Îles du Sud étaient un peu moins grandes ! Enfin surtout CETTE île où se trouvait le palais, la ville et tout le bazar dont Hans ne connaissait même pas tout à fait les moindres recoins SAUF ce foutu palais !
Et il continuait de courir, sans comprendre ce qu'elle faisait là.
Et à trop la regarder sans regarder lui-même où il allait...bah...il arriva ce qu'il devait arriver.
BAM !
Un arbre dans la tronche.
Enfin pour être précise, ce serait plutôt: se prendre une racine dans les jambes et trébucher et venir se cogner la face violemment contre un arbre.
Je sais pas pour vous mais ceci mérite un facepalm...
(Hadès: Il s'en prend plein la tronche, c'est le cas de le dire !)
Hadès tu sors.

Bref...

Le prince déchu se releva très rapidement, faisant face à la femme qui approchait d'un pas calme. Elle ne comptait pas lui faire du mal; voilà qui était encore heureux ! Hans la regarda et il l'écouta, même s'il n'avait pas vraiment le temps, mais ce qu'elle lui dit lui fit penser qu'il ne perdait pas son temps. Et puis de toute façon il devait s'arrêter, il avait trop mal aux jambes pour continuer.
Apparemment elle n'aimait pas le roi et qu'elle voulait l'aider, pour enquiquiner ses frères.
Pourquoi donc ?
Oui...pourquoi l'aider, lui ? Mais au loin il entend de nouveau les chiens.

Ok. Il s'approcha d'elle, l'air entendu. Il la croyait. Il devait la croire de toute façon, et puis Hans était quelqu'un de crédule pour l'heure. Tant qu'il pouvait sortir en vie des Îles du Sud...

****

Il court, il court, le furet...
Immonde vermine bientôt tu te feras attrapé...
A moins que tu ne sois miraculeusement aidé...

Et tu cours, tu cours toujours, tu te prends un arbre à trop la regarder, comme un stupide garçon...
Tu cours, tu cours, tu sais faire que cela, courir...Espèce d'abruti, ne regardes-tu jamais où tu mets les pieds ?
Stupide, crétin, abruti, débile personnage...
Si faible, si sale, si inutile...
Pourquoi déjà n'as-tu pas tué ce garde ? Cela t'aurait facilité la tâche, n'est-ce pas ?
Dis-moi sombre vermine, pourquoi t'es-tu échappé au juste ? Tu ne veux pas te soumettre à la juste sentence décidé par ta mère et approuvée par toute ta famille et tout ton peuple qui te haït désormais ? Tu n'es qu'un lâche avide de pouvoir, sale poltron, tu devrais crever, misérable personnage !
J'espère que tu te noieras au fond de l'eau !

Tais-toi...juste...tais-toi...

Mais tu sais très bien au fond de toi que jamais je ne pourrais me taire...Jamais...
Pas tant que tu seras en vie...
Tu auras beau courir et tenter de t'échapper misérable et pitoyable être, jamais tu ne m'échapperas à moi...Jamais !
Tu devrais en finir pour de bon tu sais...et je te laisserai tranquille. Mais tu sais déjà que même mort tu ne pourras pas être en paix; déjà parce que tu ne le mérites pas, et puis après ce que tu as fait à Anna et Elsa...
Hans, tu m'écoutes ?...non bien sûr que non, tu es en train de parler avec cette femme.
Tu ne mérites même pas son aide.
Mais tu finis par la croire et par accepter. Et bien sûr tu lui demandes ce qu'ont fait le roi et tes frères pour qu'elle veuille t'aider à ce point ! Mais vous n'avez plus le temps de discuter, voilà les gardes déjà là...








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MessageRe: Evasion Dim 15 Juin - 22:40


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P

our être tout à fait honnête, je ne croyais pas vraiment qu'elle tiendrait sa promesse. Elle était étrange, trop....gentille pour être vraie et pourtant très dure, très cynique. Bref paradoxale. C'est sans doute ça qui m'a convaincue au final, les gens paradoxaux sont intéressants, ils nous apprennent des choses sur nous-même et sur le monde, ils nous font découvrir des aventures que l'on n'aurait pas pu vivre sans eux. C'est peut être ça, ou peut être que je suis désespérée au point de me rattacher à n'importe quel espoir, ou peut être que l'idée d'aider un fugitif me séduit, allez savoir, j'ai renoncé à comprendre pourquoi j'agis, je suis mon instinct, généralement il ne se trompe pas trop. Bon après il y a les impondérables, nul n'aurait pu prévoir que Rumple deviendrait le Ténébreux et c'est cela qui fit de notre mariage la pire idée de ma vie, mais au moment où je l'ai prise c'était une idée tout ce qu'il y a de plus raisonnable et cohérente.

Enfin bref je raconte ma vie mais il va bien finir par se montrer et il faudra que je sois prête, parce que s'il ne tombe pas sur moi je doute qu'il puisse traverser le détroit à la nage, et à priori il n'a pas prévu de barque. Il n'avait pas prévu de s'évader, si j'ai bien compris, elle a dit qu'elle avait organisé cela et elle a prévu une sirène, donc elle n'a pas prévu une barque, logique. Elle a aussi bien précisé que je ne devais pas la mentionner, mais le mec devrait se montrer un peu suspicieux de me voir l'aider sans aucune raison valable et l'attendre, accessoirement, alors que lui-même ignorait qu'il s'évaderait ce soir....

Cela dit s'il ne vient pas le problème sera réglé. Je commence à trouver le temps long, l'aube est bien levée depuis....5 minutes -oui, la patience n'a jamais été mon point fort, mais vous noterez que je suis encore là à attendre et tendre l'oreille- elle a dit qu'elle le guiderait vers moi et qu'il fallait que j'évite de me déplacer de peur qu'il ne me rate. Elle est étonnante, elle semble...connaitre l'avenir. Pourtant malgré sa puissance, guider un fugitif sans qu'il le sache cela demande quelques pouvoirs, elle ne peut pas me rendre humaine. C'est ce qu'elle a dit du moins. Peut être ment-elle....Mais même si elle ment, ce n'est pas comme si je pouvais l'y forcer de toute façon.

Je secoue la tête pour chasser ces pensées importunes, les chiens hurlent au loin et un homme se dirige vers moi. Je l'observe et retiens un soupir, il est hagard, exténué, blessé et ne semble pas destiné à survivre à un pas supplémentaire. Un fardeau donc. A peine ai-je pensé cela qu'il me donne tort en survivant non pas à un pas supplémentaire mais à un baiser violent avec un arbre centenaire. Je grimace et le regarde se relever lentement tandis que je m'avance pour lui expliquer rapidement la situation. Il ne parle guère, tant mieux, cela ira plus vite et je n'ai pas vraiment envie de répondre à ses questions. Non que mentir me dérange, mais nous n'avons pas vraiment le temps. Et puis ce mensonge là est un peu trop cousu de fil blanc, même pour moi.

"La personne qui vous a libéré m'envoie vous aider."

Normalement il devrait penser à Nicodème, le serviteur qu'elle a convaincu de participer, mais cela fait un mensonge de moins à lui dire en le présentant ainsi. Avec le temps, et l'expérience, j'ai appris que les meilleurs mensonges sont ceux recelant la plus grande part de vérité.

"J'ai quelques comptes à régler avec vos frères, surtout l'aîné, vous aider à leur échapper sera un bon début"

Je souris d'un air entendu, peut être imaginera-t-il qulque sordide affaire de coeur, ou une expropriation comme les princes en ont le secret, quoique je doute que cela traverse l'esprit d'un autre prince, du moins pas comme une offense dont on voudrait se venger. Qu'importe ce qu'il imaginera de toute façon, nous n'avons pas vraiment le temps de développer l'histoire.

Je l'observe maintenant que je suis plus proche de lui -physiquement s'entend- et que la lueur de l'aube se précise. Le soleil rasant n'arrange rien à son teint pâle et ses yeux cernés. Ses cheveux en bataille sont aussi sales que le reste de sa personne, ses vêtements ont été abîmés durant la fuite sans doute car de nombreuses déchirures les parsèment. On devine pourtant qu'ils ont été beaux, fut un temps, des vêtements dignes d'un prince. Son regard m'interpelle, vide, hébété, il semble pris dans le tourbillon d'une histoire qui n'est pas la sienne, qu'il refuserait de voir comme la sienne. Je présume que j'avais le même regard quand je me suis éveillée de la mort, tirée du royaume d'Hadès et privée de ses promesses de bonheur par un mari rancunier et revanchard. Quand je me suis découverte sirène, prisonnière, privée de toute lueur d'espoir, de toute chance d'avenir. Il ressemble à quelqu'un qui a perdu plus qu'on ne saurait l'imaginer, plus que l'on est capable de perdre, quelqu'un qui est allé trop loin dans les abysses et qui aura bien du mal à remonter.

Je connais son histoire, elle a tenu à ce que je sache qui il était avant que je ne prenne ma décision. Un homme avide de pouvoir disaient certains, avide de reconnaissance et d'amour lui semblait-il. C'est un sentiment que je peux comprendre. Je sais qui il a voulu blesser, Elsa, la jeune reine que j'ai rencontré et qui s'est montrée si aimable avec moi. Elle tenait à ce que je sache cela aussi, que je décide, disait-elle, en mon âme et conscience. Je me souviens avoir ri à ces mots, une sirène, ressuscitée qui plus est, a-t-elle une âme ? Quant à ma conscience...Bref trêve de plaisanteries, vient le moment capital de notre histoire, va-t-il me faire confiance ?

Il aurait peut être pris le temps de réfléchir à tout cela sans l'aboiement des chiens au loin, mais moins loin qu'il ne l'aurait souhaité je présume. Il s'avance vers moi, son visage exprime ce qu'il ne dit pas, il me suivra. Ce n'est pas vraiment comme s'il avait le choix, il faut être réaliste, mais il eut été difficile de l'aider sans son accord.

Vient le second moment capital de l'histoire, nous sommes au bord d'une falaise, nous avions prévu cela avec elle. Si les chiens perdaient sa piste en haut de cette falaise il était probable que tout le monde le croit mort et que les recherches cessent plus rapidement. Mon rôle est désormais de le convaincre de sauter. Un humain n'y survivrait pas, pas à cause de la hauteur, mais en bas l'eau tourbillonne et rugit, les courants sont forts et entraineraient un nageur aguerri, plus encore un prince fugitif au bord de l'épuisement et de l'évanouissement. Mais une sirène, même chargée d'un tel boulet, survivra sans peine et pourra s'éloigner vers le détroit, vers une grotte au calme inconnue de tous où il pourra prendre un peu de repos.

Le plan est parfait, sauf qu'il ignore que je suis une sirène, que je n'ai aucun moyen de le lui prouver avant d'atteindre l'eau, donc avant de l'avoir convaincu et que, globalement, je n'ai pas vraiment tendance à inspirer confiance aux gens -et puis les fugitifs sont souvent méfiants, étrangement....du moins ceux qui survivent.-

Je m'avance vers lui et le regarde dans les yeux puis, lui prenant le bras, je l'entraine vers la falaise.

"Il va falloir sauter"

Au loin les hurlements de chiens et d'hommes se rapprochent. Nous devons sauter avant qu'ils ne soient visibles, car s'ils nous voient la thèse du suicide sera nettement moins crédible. Si j'osais je le pousserais, mais je risquerais alors de ne pas le pousser assez loin pour éviter les quelques récifs que l'on aperçoit en bas, ou de ne pas le rattraper à temps dans les remous traitres du courant.
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MessageRe: Evasion Lun 16 Juin - 17:22


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Les méchants, ces éternels perdants. Ou alors ils sont juste malchanceux.
Ouais ce devait être cela. Ils étaient juste malchanceux. La chance n'était jamais de leur côté et puis voilà...et puis généralement ils n'avaient jamais eu une vie facile, triste passé pour un sombre personnage, des desseins peu glorieux pour une raison pourtant simple - sauf cas particuliers - mais qu'évidemment comme ils s'y prennent comme des patates, bah rien ne fonctionne comme prévu, et évidemment un futur vraiment pas top.
Evidemment, vous vous doutez que l'exemple le plus frappant que je vais prendre n'est autre que le prince déchu en fuite, Hans Westerguard.
Enfin...vu qu'il a carrément était rejeté par sa famille, appelons juste Hans.

Il était le dernier né d'une fratrie comprenant déjà douze frangins aînés - je ne ferai aucun jeu de mot douteux sur le couple royal, parents de Hans, et des lapins, ni de comparaison douteuse avec les dieux grecs comme Zeus pour exemple pertinent (si l'aimable narrateur de Huan Chu, ma chenille préférée, passe dans le coin lire, il comprendra ce que je veux dire) - et il était pour ainsi dire passé un peu à la trappe du point de vue de ses parents; en gros il avait passé son enfance à tenter de se faire bien voir par les parents, mais en vain, restant l'éternel rejeton invisible. En gros s'il n'était jamais né, personne n'aurait vu la différence; voilà qui était triste à dire à son sujet !
Et il avait essayé de s'approprier le trône d'Arendelle dans un élan désespéré car il savait que jamais il n'aurait accès au pouvoir dans les Îles du Sud, ainsi il serait sûr d'attirer l'attention de sa famille, peut-être un peu l'estime de ses frères et l'amour de ses parents, pourquoi pas ?
Mais bien sûr il s'y était tellement bien pris qu'il avait juste laissé mourir Anna et tenté de tuer Elsa; pitoyable tyran tentant de se débarrasser de ce qui le gênait alors qu'il aurait pu ou du moins aurait dû s'y prendre autrement !
Et une très grande majorité des tyrans, et surtout des méchants comme lui, eh bien...cela finissait toujours mal pour eux: ils finissaient toujours seuls, haïs de tous et généralement une épée dans le ventre; parfois ils avaient droit à une mort plus théâtrale, les moins classes avaient une mort épouvantablement stupide et les gars comme Hans finissaient soit à la potence soit à l'échafaud, tout dépendant de l'humeur de ceux qui décidaient de son sort. Hans était seul, haï de tous, mais n'était pas encore passé de l'autre côté.
Le pauvre n'avait plus aucune volonté, plus tellement l'envie de vivre, juste l'envie que tout s'arrête. Il rêvait que tout cela n'avait été qu'un stupide rêve, mais il savait qu'il ne rêvait pas, qu'il allait mourir; et au fond, l'instinct de survie n'aidant pas, il savait qu'il n'avait pas envie de mourir du tout; qui avait cette envie sordide de toute façon ?
Le prince déchu avait été brisé par sa famille qui le détestait, hué par tout son peuple, sa mère l'avait trahi et l'avait condamné à mort, son père avait approuvé la décision, et tout le monde semblait heureux d'apprendre qu'il allait mourir; sympathique peuple décidément...
Le pauvre Hans était surtout le genre de personne cherchant désespérément l'amour d'une personne - ici celui de ses parents, principalement sa mère - et n'osant se l'avouer, transposer ce désir sur quelque chose d'autre qu'il n'aurait probablement jamais; ici, le trône d'un quelconque royaume. Entre autre, ce fut celui d'Arendelle. Et accessoirement parce qu'Arendelle était le principal partenaire commercial des Îles du Sud; donc s'il devenait le souverain de ce royaume, sa famille serait devenue subitement plus gentille avec lui. Mais la personne dont il convoitait toute l'attention et l'amour avait décidé de le tuer, et il avait alors vu ce qu'il n'aurait jamais dû voir, le brisant tout à fait: sa mère ne l'avait jamais aimé.
Et il s'était décidé à se laisser tranquillement mourir.

Bien sûr Hans n'avait pas prévu que quelqu'un s'en mêle.
Il devrait plus tard une fière chandelle à Ellaria, enfin...s'il le savait un jour ! Mais avant, il lui faudrait connaître d'autres aventures qui le mèneront vers un chemin plus lumineux...ou pas...
Lui qui pensait uniquement que c'était le petit Nicodème qui était derrière tout ceci ! Il ne pensait pas encore à le remercier un jour - un peu à l'ouest le bonhomme là, il avait d'autres priorités, un peu de compassion, mettez-vous à sa place ! - mais quand il en prendrait conscience et qu'il se sera reposé, et s'il le retrouve un jour, il le remerciera du mieux qu'il le pourra.
Et donc cette femme dont il ne connaissait pas encore le nom - et qu'il ne saurait probablement jamais au demeurant - était envoyée par Nicodème ?
Ok...bon...pourquoi pas !
Quand la femme répondit qu'elle avait des comptes à régler avec ses frangins, notamment l'aîné, il pensa aussitôt à une stupide histoire de coeur. Après tout, c'était bien le genre du premier fils; volage et violent, mais portant le Masque du prince héritier parfait afin de mieux tromper son peuple - famille de menteurs...

Les chiens aboyant se rapprochent, les deux protagonistes de l'histoire les entendent. Les gardes hurlent des ordres aux chiens. On entend des insultes proférés contre le fugitif. Le coeur de Hans se serre en les entendant. Oh, il avait l'habitude depuis ces derniers jours !

La femme l'emmène au bord d'une falaise, sous le regard inquisiteur du prince déchu qui ne comprend pas. Elle s'avance, le regarde dans les yeux, lui prend le bras, l'entraîne vers la falaise; Hans commence vraiment à s'inquiéter.


"Il va falloir sauter"

Incrédule il la regarde. Il est peut-être faible mais pas complètement stupide !

-Euh... il est hésitant. Vous êtes sûre que vous êtes là pour m'aider à rester en vie ? demande t-il franchement anxieux; à juste titre !

Milah ferait mieux de le pousser. Bon, il risquait juste de se manger les récifs en bas mais bon, ce n'est pas le plus grave après tout; au passage cela ferait un fardeau en moins; mais Ellaria ne serait peut-être pas tout à fait d'accord sur ce point-ci !
Il fallait prendre une décision et la bonne ! Et surtout se dépêcher de la prendre tout court.

Hans la fixe quelques instants, véritablement inquiet. Mais il est trop faible pour réagir au final. Il entend les chiens au loin.
Bon d'accord, il faut sauter. Et la femme est sérieuse. S'il avait été en meilleur état, il en aurait profité pour faire quelques avances à la dame, mais...hum...non voilà qui n'est pas le moment !

Bon...il faut sauter...soit...
Hans regarde la femme, il regarde la falaise. Son visage se tourne vers les aboiements des chiens se rapprochant de plus en plus. Dans deux minutes ils seraient dans leur champ de vision.
Hans regarde de nouveau la femme, ferme les yeux, prend une grande inspiration et...

J'aurais aimé dire qu'il s'élança dans le vide avec la classe et la grâce d'un prince tel que lui - nan mais parce qu'il faut dire ce qui l'est, il est peut-être le méchant de l'histoire, mais il reste mignon, séduisant et un brin charismatique malgré son pitoyable état; et il le serait encore plus s'il n'était pas aussi sale et épuisé, mais qu'importe ! - et qu'il plongea dans les flots avec élégance comme on le voit dans les films épiques ou ce genre de bêtises !
Malheureusement pour lui...eh bien on se croirait juste dans un manga avec ce genre de gag stupide; mais le problème reste le même puisqu'il arriva ce qui devait forcément arriver.

Hans glissa lamentablement du bord de la falaise - parce qu'il était VRAIMENT TRES au bord de la falaise à ce moment précis - et hurla de surprise et un peu de peur d'un formidable cri viril qui ne l'était bien sûr pas du tout avant de tomber tel un gros caillou jeté dans la flotte dans les flots.

Ah et juste avant il se mangea un récif; enfin un de ses bras se mangea un récif; nan parce que sinon il serait un peu mort. Mais il ne l'est pas. Fort heureusement. Ou pas...

Epic fail.

Hans, ce boulet cosmique...
Ou comment détruire la crédibilité d'un personnage sérieux...
Voilà, c'était ainsi. Il faisait parti des méchants qui n'ont pas de chance.





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MessageRe: Evasion Lun 16 Juin - 18:22


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ranchement....Je n'ai jamais bien compris la compassion, la pitié non plus remarquez. Parfois face à un cheval blessé la meilleure chose à faire c'est de l'achever. Et franchement celui là....Ca serait pas plus mal du tout de l'achever. Il est pathétique, pitoyable, une vraie larve, incapable de réfléchir. Il semble désireux de mourir en plus, ou en tout cas il fait très bien semblant, je vous assure, je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi peu doué pour vivre, c'est impressionnant. D'abord il embrasse un arbre, un miracle qu'il ne se soit pas cassé les dents de devant, en même temps ça aurait été dommage, franchement, il est plutôt pas mal sous sa crasse et sons désespoir, bref d'abord il embrasse l'arbre et maintenant ça.... Pathétique.

Je lui dit de sauter et il répond avec un vague semblant d'humour, bon point pour lui, j'arrivais presque à croire qu'il restait un espoir pour lui et que son séjour en prison avait juste été débilitant l'espace d'un instant, mais le voilà qui glisse de la falaise après s'être avancé jusqu'au bord pour bien voir si j'allais le tuer ou non. Quand je dis que c'est un imbécile, à coté de lui Mouche aurait l'air d'un prix Nobel de Physique.

Je ne comprends pas pourquoi elle veut le sauver...Vraiment je ne comprends pas du tout.....Mais bon ça ne me regarde pas, moi je sais pourquoi je veux le sauver, parce qu'elle m'a fait une promesse et que j'ai envie de la croire. Parce que cette promesse est la seule chose qui me sépare du même degré de désespoir que ce prince déchu fuyant pour sa vie.

Je soupirerais bien, ou je léverais bien les yeux au ciel tant il me parait ridicule en cet instant mais je n'en ai pas le temps, donc je saute pour le rejoindre avant même qu'il n'ait touché l'eau. Une bonne chose parce qu'il n'a pas touché que l'eau. Un cri de douleur lui échappe tandis que son bras émet un craquement fort sympathique. Les chiens au dessus ont entendu et se rapprochent, c'est peut être pas bête. Je murmure à son oreille :

"Faites le mort, quoi que vous puissiez voir ou entendre, ne bougez pas, laissez l'eau vous emporter, ils le verront et cesseront les poursuites"

Mes jambes ont changé de forme dès que j'ai touché l'eau et je me place sous lui, la tête sous l'eau donc, en espérant qu'il obéira et ne bougera pas trop puis je laisse les courants nous entrainer, me contentant de nous repousser des récifs lorsqu'ils deviennent trop proches. J'entends les gardes au dessus, les chiens qui aboient, et je laisse ce petit manège durer une minute ou deux.

Vu d'en haut je ne doute pas que Hans ait l'air d'un corps à la dérive, brisé, porté par des remous tumultueux. Quand j'estime que la comédie a assez duré je plonge sans prévenir Hans -difficile de sortir la tête de l'eau, si jamais les gardes sont encore en train de regarder, je l'ignore, ma vision est cachée par le boulet que je soutiens hors de l'eau et qui a le bon gout de ne pas se débattre, à moins qu'il ne soit inconscient ? Bref passons- je plonge donc entrainant le prince avec moi.

Dès que la noirceur de l'eau nous protège des regards indiscrets je change de position et me mettant face à lui je l'embrasse avant qu'il ne se mette à paniquer.

Pas pour le calmer, pas parce qu'il me plait, mais parce que le baiser d'une sirène permet de respirer sous l'eau pendant quelques minutes et que c'est bien pratique quand même dans notre situation. Je souris pour le rassurer, nous ne pouvons pas communiquer, les sirènes ne communiquent pas par la parole lorsqu'elles sont sous l'eau, il n'y a pas vraiment d'air pour porter un son correctement, et le baiser ne lui permettrait pas de comprendre les sons que nous utilisons.

S'il est en état d'observer les environs, ce dont je doute, il constatera, une fois ses yeux habitués à l'obscurité sous-marine, que les fonds marins ne sont pas aussi noirs que le disent les contes, qu'on n'y voit pas, à cette profondeur et si près des côtes tout de moins, de monstre innommable et que les récifs qui nous affleurent en surface sont mille fois plus nombreux sous l'eau, lames aiguisées prêtes à déchirer une jambe qui passerait trop près. C'est le concours de trois courants dans cette petite baie naturelle qui crée une mer si agitée et des courants si traitres, on les ressent clairement car l'un est froid comme le sommet d'une montagne enneigée, le second est chaud et discret et le dernier tourbillonne de crevettes roses qui le colorent agréablement -et qui sont délicieuses, mais ça Hans ne devrait pas le découvrir-. Le paysage est donc un mélange de beauté et de danger, il invite à rester à l'affut et à ne pas se laisser aller au repos. Mais Hans le peut, je veille au grain pour l'instant, le tenant fermement.

Nul doute aussi qu'il remarquera ma queue de poisson, d'un vert bleuté aux écailles chatoyantes elle commence à ma taille quelques nageoires formant comme une ceinture juste au dessous de mon nombril, bien visible, car ma robe, si seyante pourtant, n'était qu'une illusion qui a disparue en touchant l'eau. Je suis donc à demi nue mais mes cheveux se placent d'eux-même entre le regard de mon interlocuteur et ma poitrine et ce malgré les courants contraires. Un truc de sirène, je n'ai jamais bien compris l'intérêt mais à priori je peux placer, sciemment, mes cheveux où je le souhaite. Franchement quelle femme n'a pas rêvé de cela ? Un contrôle absolu de sa chevelure ? Et donc pour ceux qui se demandent, oui, en sortant de l'eau je serais nue, tout comme je l'étais en apercevant Hans, mais il ne le verra pas car il me verra vêtue de cette même robe rouge si seyante. Un truc bien pratique, du moins quand il fait chaud et qu'on ne reste pas à terre trop longtemps. D'une part parce que l'illusion ne tient pas chaud du tout et d'autre part parce que je ne la vois pas, je la visualise en la créant, je l'imagine mais je ne la vois pas sur moi-même, je me sens donc nue. Je ne suis pas vraiment pudique de nature mais de là à me promener sans rien sur le dos toute la journée il y a tout un univers. Bref tout ça pour dire que les sirènes, excellentes sédutrices, ont quelques tours bien sympathiques dans leurs sacs - au sens figuré, nous n'avons pas de poches ni de sacs incorporés dans les illusions en question.-
Cela dit les inconvénients rendent ces avantages moins désirables.

Encore que, si j'ai bien compris ce qu'a dit la femme noire, être sirène n'oblige pas à entrer dans l'eau chaque nuit, c'est une malediction à part, imposée par Rumple pour mieux me controler. D'autant que lorsqu'il me fit revenir à la vie il le fit à plus d'un jour de marche de la moindre étendue d'eau, histoire d'être sûr que je ne m'échapperais jamais. Du moins c'est ce qu'il disait, je n'ai vu de ce lieu que mon aquarium, difficile de dire où cela se trouvait.

Je reste ainsi, immobile, luttant juste contre les faibles courants sous-marins le temps d'être sure que nous sommes seuls, le temps de trois baisers en fait puis je l'entraine vers le large. Je n'y suis pas partie dès le début parce que je voulais m'assurer que les gardes ne verraient rien. A cette heure soit ils ont décidé de laisser tomber soit ils sont allés chercher une barque pour trouver son corps, dans tous les cas ils ne sont plus là haut à observer, voilà bien 10 minutes qu'il n'a pas fait surface, il est donc logiquement mort aux yeux de tout le monde. Il n'y a donc aucun risque qu'ils aperçoivent un reflet de ma queue ou un mouvement quelconque, même si nous nageons à une certaine profondeur.
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MessageRe: Evasion Mar 17 Juin - 13:09


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Dans la catégorie des méchants n'ayant pas de chance, je demande Hans Westerguard. Bon ok, juste Hans vu qu'il a été renié par sa famille.

Inutile de préciser à quel point son bras cassé le fait souffrir; fallait le faire quand même: glisser et se manger un bout de récif, s'éclater littéralement le bras sur un bout tranchant ainsi...Monsieur était décidément malchanceux !
Heureusement pour lui il est droitier et c'est le bras gauche qui se trouve maintenant cassé; je vais éviter de dire brisé, car en vérité il ne se l'est pas éclaté littéralement. De fait il...
(Hadès: On va éviter de décrire avec précision l'état de son bras s'il te plaît...contente-toi de dire que...)
Non laisse tomber Hadès, quand tu décris rien n'est soft, alors tu te tais, merci bien !
Bon...on va dire qu'il est cassé et puis voilà...Et que le réparer va pas être simple...
(Kawa: Oh vindiou, je vais avoir du boulot !)
Ouais voilà...contentez-vous de la réaction du dragon d'argent qui...mais tu fiches quoi sur ce sujet toi !?

Bref...


"Faites le mort, quoi que vous puissiez voir ou entendre, ne bougez pas, laissez l'eau vous emporter, ils le verront et cesseront les poursuites"

Il entend les chiens et les gardes. Tous regardent la mer.
Pas bête l'idée de Milah, très bonne idée en fait. Ne pas bouger, laisser les flots l'emporter, faire croire qu'il est mort aux gardes et à ses frères...oui...c'est cela...voilà...se laisser doucement emporter...

Il sent la femme qui s'est placée sous lui, la mer les entraîne tous les deux. Ils esquivent les récifs, il se demande encore comment; il va comprendre dans quelques minutes. Ses yeux sont fermés. Les chiens aboient toujours. Il entend les voix de ses frères, les insultes des gardes.
Son coeur se serre. Il a cru entendre un de ses frères crier de victoire en découvrant celui de son cadet être emporté ainsi, balloté par les vagues. Une petite larme roule sur sa joue; personne ne la voit, il la sent se mêler au sel de la mer.


****


Ils courraient tous, ils voulaient le rattraper.
Comment avait-il réussi à s'enfuir ? Ils se le demandaient tous. L'aîné courrait plus vite que ses autres frères, il aurait déjà dû le rattraper, cette sale vermine ! Il insulta mentalement Hans, maudissant le jour de sa naissance. Et puis bientôt il courrait aux côtés de ses autres frères, le sixième était parti chercher ses chiens; voilà qui faciliterait leur tâche !
Et ils étaient maintenant tous au bord de cette falaise. Ils avaient tous entendu, avec les gardes, le hurlement du petit frère, le bruit d'os se cassant. Et ils le voyaient maintenant, son corps partant à la dérive avant de plonger.

Alors c'était déjà fini ? Leur petit frère était mort ?
Ce pitoyable prince déchu était enfin décédé ?
Lui qui avait couru pour sa vie, il s'était finalement suicidé ?
L'aîné méprisait Hans depuis toujours. Il regarda d'un sourire méprisant, le cadavre s'enfoncer dans les flots. Et aussitôt ils détournèrent tous le regard, l'aîné commanda qu'on aille chercher son corps, au moins pour prouver sa mort auprès des parents; leur mère serait ravie d'apprendre la nouvelle.

Quand je vous dis que Hans a toujours été malchanceux; à croire qu'il est né dans une famille de sociopathes !


****


Hans panique quelque peu, mais ne peut se débattre, il a beaucoup trop mal et est beaucoup trop fatigué pour faire quoique ce soit !
Milah a plongé, entraînant le faux cadavre avec elle. Hans panique en sentant l'eau entrer dans ses poumons; mais que peut-il faire ? Rien. Juste attendre.
Et puis, au point où il en est, il se fiche de périr noyé. C'est mieux que la potence ou les chiens. Ou un coup d'estoc d'un de ses frères.

Je ne décrirai pas la mine surprise de Hans quand elle l'embrasse; il est en train de manquer d'oxygène - petite nature ce gars - avant de se rendre compte que ce baiser lui permet de respirer sous l'eau. Il ne panique plus. Bon en fait non, il n'a jamais pu paniqué vu qu'elle l'a embrassé bien avant qu'il ne le fasse et peut-être même avant qu'il ne se rende compte de quoique ce soit...quoique si, il a remarqué quand l'eau s'est refermé sur lui, mais il n'a pas eu le temps de penser quoique ce soit qu'il respire déjà sous l'eau sans que de l'eau ne rentre dans ses poumons; vive la magie !
Mais il reste étonné en voyant ce qu'il a devant lui.
Ok...c'est une sirène...ceci explique cela.
Le sourire de Milah le rassure. En partie.

L'environnement qui s'offre à lui paraît moins inquiétant de ce qu'en disent les légendes, c'est assez différent de tout ce qu'il a pu lire par le passé. Bon d'accord, il n'a jamais pu être aussi crédule contrairement à certains marins, il se doute bien qu'il n'y a pas de monstres dans le coin - en principe. Les fonds marins sont magnifiques.
Milah le tient fermement. Heureusement car il ne peut pas bouger correctement. Et puis il est trop faible; les courants risqueraient simplement de l'emporter par le fond ou bien de le mener droit sur un récif qui le tuerait tout de suite ou bien le blesserait si gravement qu'il mourrait sous l'eau de toute façon ! Et fort heureusement pour le prince déchu, il ne pèse déjà pas bien lourd; la prison, cela aide à maigrir un peu. Oui je sors.

Maintenant ils sont au large. Toujours sous l'eau.
Les frères de Hans croient maintenant leur petit frère mort. Ils vont tenter de rechercher le corps. Pourtant il y a quelque chose qui va faire qu'ils n'auront de cesse de le poursuivre au final, même s'ils ne sauront pas où chercher exactement.
Hans n'aura jamais fini de courir...

Mais de fait, ce que j'aurais vraiment aimé que tout ce soit déroulé ainsi.
J'aurais aimé que Hans puisse entendre le si bon conseil de Milah, j'aurais aimé qu'il fasse semblant d'être mort, j'aurais aimé qu'il puisse sentir les lèvres de la sirène contre les siennes, j'aurais aimé que son coeur se serre comme il s'est serré en entendant ses frères, j'aurais aimé qu'il puisse voir les fonds marins, j'aurais aimé vous dire à quel point il a été émerveillé de les voir, comme j'aurais aimé que tout cela arrive !

Mais bon...je vais vous dire le tout franchement.
Il a glissé, il a percuté l'eau et le récif en même temps, il s'est cassé le bras, il a hurlé de douleur et la souffrance l'a fait s'évanouir d'un coup, le faisant sombrer dans les méandres de l'inconscience totale.
Même l'eau sur son visage, il a rien senti.
Il est juste inconscient.

Je me demande quand ses malheurs vont s'arrêter pas vous ?
Il fait un peu pathétique qu'on aurait envie limite de le prendre dans ses bras pour lui faire un câlin.
(Hadès: Toi oui, moi non.)
Toi Hadès on s'en fiche.
(Kawa: Câliiiiiiiiin !!!!)
(Hans: Ne m'approche pas, dragon !)
(Kawa: Mais...narratrice, Hans il est méchant avec moi !)
(Hans: Je suis un méchant, c'est normal !...pourquoi la narratrice dit plus rien là ?)
(Hadès: Je crois qu'elle vient de faire un facepalm.)
Sinon les gars, vous savez que j'essaie juste de sauver le peu de crédibilité que Hans possède encore ?
(Hadès: Quelle crédibilité ?)
Ok, tout le monde sort maintenant !

Ahem...bref...
Euh...suite dans un prochain post ? En attendant je vais...m'occuper du cas de ces trois abrutis...




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MessageRe: Evasion Mar 17 Juin - 19:06


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n rapide regard au prince déchu après le premier baiser, celui qui lui permet de respirer sous l'eau, m'informe qu'il est inconscient. Les yeux clos il semble souffrir à en juger par la crispation des traits de son visage. Je soupire en espérant qu'il s'en remettra, je comprends que son corps, mis à rude épreuve, a besoin de repos mais je ne sais pas ce que je dirais à la dame sombre s'il ne survit pas. Non qu'elle semble être le genre à s'énerver ou se venger, je présume qu'elle serait déçue mais comprendrait que j'ai fait de mon mieux....en tout cas elle avait l'air raisonnable....Après...Rumple aussi, fut un temps, avait l'air raisonnable et cela ne l'avait pas empêché de me tuer, avant de me torturer des années durant.

Je l'entraine vers le large puis je descends un peu plus en profondeur, le voyage ne nous prend que le temps de deux baisers. Il est grandement facilité par l'inconscience de mon boulet, même si cela m'inquiète quelque peu.

Assez longtemps pour profiter de la richesse de la faune et de la flore sous-marine, quelques poissons viennent nous saluer, certains solitaires d'autres en bancs ordonnés comme une armée humaine, coraux, anémones et autres plantes colorent les rochers puisque les courants étant moins sauvages ici ils ont pu pousser tranquillement et en levant la tête vers le ciel on aperçoit l'aube rosissante à travers le prisme déformant de la surface, l'écume et le soleile semblent danser un étrange ballet et si j'avais le temps je profiterais, comme souvent, de ce spectacle chaque jour renouvellé. Mais nous n'avons pas le temps. Hans, lui, n'en verra probablement rien, mais s'il l'avait vu aurait-il pu en profiter ? Dans son état de fatigue, de douleur et de désespoir ? J'en doute. Il est triste de se poser ces questions, plus triste encore d'en connaitre les réponses. Peut être un jour, dans longtemps, saura-t-il comme moi apprécier les petites choses, mais cela m'a pris du temps pour y parvenir, et j'ai un espoir qui me maintient en vie, me fait avancer. Je ne suis pas sure qu'il en ait un, je n'ai vu dans ses yeux que le vide glacial d'une vie dépourvue de sens.

Nous passons sous une large arche, nous engageant dans un long tunnel de roche qui mène, un baiser plus loin, à une immense grotte sous marine dont le sol remonte peu à peu pour me permettre de le tirer hors de l'eau. La grotte est entièrement sous marine mais un mince tunnel dans le fond, à peine assez large pour y laisser passer un écureuil semble mener vers la cote et la surface car un courant d'air frais s'en échappe en hululant dès que le vent souffle au dehors. un banc de sable accueille le prince déchu et je me mets à genoux à coté de lui, prenant son bras tant qu'il est inconscient. Je déchire ce qu'il reste de sa chemise puis observe le bras, enflé, bleuté, il n'est pas beau à voir. Je grommelle, je ne suis pas soigneuse, ceux qui me connaissent savent cela....Mais j'en ai vu d'autres des bras cassés, quoique je préfère les blessures ouvertes, au moins on voit ce qu'on fait, là si les os sont mal placés il le resteront, je ne vais surement pas tirer dessus comme le faisait le soigneur du Jolly Roger, j'aurais peur de faire plus de dégats, et puis franchement il ne semble pas pouvoir tolérer une once de douleur supplémentaire. Je décide donc de prendre le bras de chemise que j'ai déchiré et une branche de bois flotté à peu près droite et de faire une attelle au fugitif.


Je passe une main sur son front pour remettre en place une mêche de ses cheveux, un geste presque tendre, il semble démuni et brisé allongé sur le sable dans la grotte éclairée seulement par quelques champignons étranges dont la lueur bleutée se marie à celle, plus verte, des lucioles perchée au plafond comme le ciel étoilé d'une nuit d'été. Tandis que ma main caresse son front je constate qu'il n'a pas de fièvre et souris légèrement avant de m'éloigner pour passer une vraie robe, brune et simple, nettement moins seyante que la rouge que je portais en illusion mais je ne suis pas sure qu'une tenue mettant en valeur mes formes soit ce qu'il faut au jeune homme pour l'instant, et puis surtout cette robe me tiendra chaud dans la grotte qui ne profite pas du soleil. J'apporte deux couvertures chaudes et confortables et je le déshabille de mon mieux afin de le sécher, une pneumonie n'aiderait pas. Je n'ai pas la force de l'installer sur la première couverture mais la seconde vient le recouvrir. Je pose ses habits sur une avancée rocheuse, cela ne sert à rien de les sécher, il les mouillera en sortant, mais inutile qu'il reste toute la journée ici dans des vêtements trempés, ce n'est pas sain, d'autant que l'eau et la grotte sont fraiches malgré le fait que nous sommes dans les Iles d'Eté.

J'apporte enfin un panier contenant un repas, il ne sera pas chaud, faire du feu ici serait le meilleur moyen de s'enfumer, mais il est consistant, du pain de la viande du fromage et quelques fruits, c'est apétissant et cela lui permettra de reprendre des forces dès qu'il sera réveillé. Je regarde autour de moi, la grotte n'est pas grande mais elle est confortable et totalement protégée des intrusions, à moins qu'ils n'aient une sirène pour les aider mais j'en doute. Il y fait froid et un courant d'air glacé hulule en ce moment même. Il y fait sombre et malgré lucioles et champignons on sent bien que l'on est sous terre. A tel point que l'on en deviendrait vite claustrophobe si l'on devait y rester trop longtemps. Nous n'y resterons qu'une journée avant que je ne le ramène sur la terre ferme et lui indique la direction de la forêt enchantée où il devrait pouvoir trouver une nouvelle vie, du moins je l'espère pour lui. Mais je sais que personne ne peut se remettre de ce qu'il a vécu, pas totalement? J'ai vu dans son regard que son âme était brisée bien avant que son bras ne le soit et bien plus gravement. Il est des blessures que nul ne peut réparer. Mourir est aisé, survivre après avoir vu tous ses espoirs brisés est une torture de chaque seconde. Je ne suis aps sure que la dame sombre en ait conscience, je ne crois pas, elle semble pleine d'espoir malgré ses propres blessures.

J'ai fait tout cela sans un mot, ne prêtant pas attention à ses gémissements de douleur quand j'ai pansé son bras, mais finalement tandis que je m'assieds à ses cotés je constate qu'il semble émerger et je prends la parole, plongeant mon regard émeraude dans le sien :

"Vous devez avoir des questions. Nous allons rester ici toute la journée, vous aurez donc le temps de les poser, de vous restaurer et de vous reposer, dans l'ordre de votre choix."

J'ignore ce qu'il a vu ou à quel moment il s'est évanoui, a-t-il seulement conscience de ce que je suis ? Il ignore où nous sommes j'en suis presque sure, à moins qu'il n'ait brièvement repris conscience durant le trajet, c'est possible, un sursaute de douleur qui l'aurait réveillé et la peur qui l'aurait fait sombrer à nouveau ? Je ne sais pas trop, mais dans le doute je lui tends une assiette pour qu'il puisse reprendre des forces. Si la dame sombre était là elle pourrait le soigner, mais j'ignore comment la contacter et elle tient vraiment à ce qu'il ignore tout de son existence, une histoire d'arrogance mal placée si j'ai bien compris. Pas de sa part à elle, mais elle craint que de savoir qu'il a été aidé par une mage ne lui mette dans la tête qu'il est spécial, or ce n'est pas le cas, elle a même eu une phrase étrange : c'est parce qu'il n'est pas spécial qu'elle a pu le sauver. Je n'ai pas compris mais je n'ai pas posé de question, elle n'est pas bavarde et je n'avais pas vraiment envie de lui déplaire. La captivité m'a rendu plus prudente, j'évite d'offenser des gens qui peuvent me transformer en cafard en claquant des doigts. C'est une réaction qui me semble saine, dans l'ensemble, même si éviter de les contrarier ne signifie pas pour autant s'agenouiller devant eux. Je suis restée fière malgré ce que j'ai enduré. Il est des choses que même Rumple ne pourra jamais m'enlever.
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MessageRe: Evasion Mer 18 Juin - 21:27


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Pendant que le voyage sous-marin du prince déchu et de la charmante sirène continue, moi, je vais plutôt vous raconter ce qui se passe dans la petite caboche abîmée de Hans au lieu de tout paraphraser de nouveau.
Eh oui, malgré le fait qu'il soit plongé dans les méandres de l'inconscience, l'inconscient du pitoyable personnage joue des tours, s'active et fait ressortir certaines images dans le cerveau du prince déchu.

****

Le petit enfant ne devait pas être très âgé, à peine huit ans très certainement.
Le petit enfant qui courrait dans les couloirs du palais, tentant d'échapper à on ne savait trop quelle menace. Oui, une menace. A son air effrayé, le petit enfant devait courir un quelconque danger qui nous est encore inconnu.
Le petit enfant courrait, regardant derrière lui, accélérant le pas. Ils ne devaient pas le rattraper. Il avait peur et de la sueur perlait sur son front car il avait couru depuis plusieurs minutes déjà et il était déjà fatigué.
Le petit enfant s'engouffra dans un autre couloir glacé, on était l'hiver et les domestiques n'avaient pas encore chauffé ce couloir.
Le petit enfant jeta un rapide coup d'œil derrière lui, l'un d'entre eux était derrière lui.

-Sale petit morveux !

Le petit enfant frissonna de peur et accéléra de nouveau, mais un bras solide l'attrapa et le plaqua violemment contre le mur de pierre.

-Tu ne croyais tout de même pas que tu allais t'en sortir ainsi Hans ?

Le petit enfant faisait maintenant face aux trois aînés, passablement mécontents. Il déglutit et ferma les yeux quand il vit la main du plus âgé venir le gifler.
Le petit enfant resta prostré là encore quelques minutes après que les trois plus âgés lui avaient mis une franche correction pour le cadet bavard qui les avait dénoncé. Et il n'avaient vraiment pas été heureux d'avoir des comptes à rendre à leurs parents.
Le petit enfant entendit les pas de son père arrivant dans le couloir qui commençait à se réchauffer, il espérait que le roi le regarderait, mais il passa sans même faire attention aux pleurs du plus jeune. Il ne l'avait même pas vu, plongé dans ses pensées, mais le petit enfant l'avait pris pour une ignorance volontaire. Il pensait que son père ne l'aimait pas au point de l'ignorer royalement, préférant privilégier ses aînés. Et les larmes coulèrent abondamment.
Le petit enfant pleurait encore quand une domestique passant par là vint le consoler et le ramena à sa chambre afin qu'il ne passe pas la nuit dans ce couloir, tout seul, il avait besoin de dormir et elle pensait qu'il s'était perdu; ah, l'époque où il ne connaissait pas encore les couloirs du palais par coeur, comme sa poche.

La domestique en avait mal pour lui. La pauvre ne serait bientôt plus jamais là pour consoler le petit enfant, le petit prince dernier né de la famille des Westerguard, elle allait bientôt mourir, elle était si vieille.
Au fond elle savait peut-être que jamais le petit enfant ne serait aimé de ses parents...

****

Hans est toujours aussi inconscient que la fois où il a plongé dans l'eau, se prenant le récif au passage. L'attelle de fortune allait bien être utile pour les moments à venir, Milah a eu une bonne idée, malheureusement elle ignore encore qu'il allait se blesser encore au même endroit, faisant se casser l'attelle.
Mais bref, nous ne sommes pas encore à ce stade-ci de son histoire, car ce sera à la Reine Elsa d'Arendelle de s'en charger.

Le prince déchu finit par émerger. Il ouvre un œil, puis les deux. Sa vision est floue. Il semble avoir un peu froid malgré la couverture qui le recouvre. Il n'entend pas tout de suite les paroles de la femme, il a un peu mal à la tête. Le début du fait qu'il tombe malade peu à peu. Trop faible pour résister. Il a très mal au bras gauche également.


"Vous devez avoir des questions. Nous allons rester ici toute la journée, vous aurez donc le temps de les poser, de vous restaurer et de vous reposer, dans l'ordre de votre choix."

Il se dresse lentement sur son séant, ne sachant pas quoi faire, que dire, que penser...rien. Elle, elle a son regard planté dans le sien. Hans ne fait rien, ne dit rien. Il ne pense rien.
Il gémit un peu de douleur, son bras le lance et lui fait mal. Il regarde l'attelle, il remercie très timidement la femme, il n'y a qu'elle qui a pu faire cela après tout.
De son mieux, avec le seul bras valide qu'il a, il se drape dans la couverture. Il a toujours un peu froid, se rendant compte qu'en fait il est nu. Il observe les environs et voit ses vêtements posés plus loin sur une avancée rocheuse. Bonne idée, il n'est pas bon de porter des vêtements trempés dans son piètre état actuel.

Il prend doucement l'assiette tendue vers lui et la pose devant lui. Il tend la main pour attraper un morceau de viande. Il a faim. Il est faible et plus maigre que ce qu'il doit être; la prison ne l'a pas arrangé. Il tremble. Il a mal. Son corps, son bras, il est endolori, il souffre. Et son coeur est morcelé en mille morceaux voire plus, impossible à réparer tout de suite. Ou peut-être jamais.
Il n'a pas de fin heureuse qui lui est destinée pour l'instant. Il ne l'aura sans doute jamais.
Son regard est vague et triste en même temps. Le désespoir se lit sur son visage, sur tout son corps souffrant.
Il ne regarde plus la femme. C'est comme si plus rien n'existait.
N'importe qui voyant cette scène pourrait lire toute la détresse du prince déchu.

Sa voix tremble un peu à cause du froid qu'il ressent malgré la couverture, et la maladie qui commence peu à peu à apparaître. Mais aussi avec la peine qu'il ressent.


-Pourquoi...pourquoi...

Il ne comprend au final, toujours pas pourquoi elle l'a sauvé. Mais sa question formulée que d'un "pourquoi" tremblotant n'est dite que d'un murmure si faible...
Il a fini de manger son morceau de viande. Il porte sa main droite à sa tête. Il a si mal là. Il a aussi comme l'impression qu'ils ne sont pas tout seuls dans la grotte sous-marine, mais ce n'est que dans sa propre tête, sa caboche abîmée par les mauvais traitements de ses frères et les aléas de sa sombre et misérable vie.

Il se recroqueville sur lui-même, il souffre. Son mal de tête grandit. Il murmure tout seul à l'encontre de on ne sait qui des "chut, je ne veux pas t'entendre, sors de ma tête !". Des larmes coulent. Il croit entendre une voix dans sa tête, il la supplie de cesser de le charrier, de lui faire du mal.
Pauvre petit Hans qui entend des voix...




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MessageRe: Evasion Dim 22 Juin - 11:52


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a seule question est simple et complexe à la fois, mais je n'ai pas à me soucier d'inventer un mensonge convaincant, sa faiblesse m'inquiétait mais la lueur de son regard m'inquiète davantage. Ses suppliques pour le silence finissent de me convaincre. Retrouvant une habitude maternelle d'antan je pose mes lèvres sur son front, le trouvant brulant. Il est malade, je n'ai pas vu, en le déshabillant, de plaie ouverte, ce n'est donc pas une blessure purulente, tant mieux, cela ne se soigne pas sans amputation.
Il a bien quelques égratignures mais la plupart ont été faites cette nuit et l'eau de mer a nettoyé ce qui devait l'être. Son bras est cassé et j'ai entendu dire que parfois un os cassé pouvait tuer son porteur, si j'ai bien compris seule la magie peut sauver un homme dans ce cas là, donc on va dire que ce n'est pas ça, puisque de toute façon je ne peux rien y faire.

Reste la maladie, vu sa faiblesse c'est plausible, les cachots grouillent souvent de vermines, des rats surtout et par chance les ponts du Jolly Rogers aussi. J'ai donc appris que face à la fièvre certaines algues pouvaient sauver une vie. Ca et de la fraicheur. Coté fraicheur on est servis, je me déshabille donc pour aller chercher les algues pouvant l'apaiser. Cela ne soignera pas la maladie, je ne suis pas guérisseuse, mais cela devrait l'aider à combattre les symptômes, ce sera à lui, ensuite, de faire le reste, à lui de se battre pour sa survie.

Je me demande si elle sait dans quel état il est, si elle s'en soucie, elle a l'air si froide, cette dame sombre venue demander mon aide.....Je hausse les épaules, la question n'a pas sa place en ce moment, je n'ai pas le temps. J'entre dans l'eaun mes jambes cèdent la place à une magnifique queue de sirène et mes cheveux viennent, naturellement cacher mes courbes avantageuses. Je me demande s'il a encore les yex ouvert, il doit penser qu'il hallucine...Enfin je crois qu'il hallucine de toute façon, quoique je fasse. Redevenue sirène je plonge et traverse le long tunnel qui sépare la grotte de l'océan. Je sais où trouver ces algues, les sirènes sont parfois malades et j'ai appris à toujours repérer les rares plantes utiles que je connais. Quand on voyage seule il est important d'être attentif à son environnement.
Quelques poissons viennent jouer avec moi mais je les écarte d'un son aigu qui se répercute tout autour de moi. Ils s'éloignent, boudeurs, et j'ai le champ libre pour aller vers la côte.

Sortant la tête de l'eau j'observe l'endroit où Hans et moi avons disparus, ils recherchent un corps manifestement. Je soupire mais soudain une idée me vient. Je souris légèrement et disparait sous l'eau à nouveau, m'éloignant des lieux. Je n'ai pas à nager longtemps avant de trouver les algues dont j'ai besoin, je ne les ramasse pas de suite cela dit, je nage encore un peu jusqu'à une petite masure non loin. Je sors de l'eau et ma peau se couvre d'une robe sombre et modeste, une robe de paysanne. Personne aux alentours, le linge sèche sur le fil, j'attrape une chemise et un pantalon. Un corps aurait été utile mais je ne vais pas tuer ce fermier, il est trop vieux pour pouvoir passer pour Hans, même avec le visage en charpie.

Je retourne près des algues que je ramasse en quantités suffisantes avant de retourner dans la grotte. Hans est toujours allongé, brulant de fièvre, délirant à propos de quelqu'un qui lui parlerai et qu'il voudrait faire taire. Je le force à manger quelques algues et pose la chemise trempée et fraiche du paysan sur son front. J'espère que cela suffira pour l'instant. J'attrape sa chemise et plonge à nouveau, je reste au plus profond de l'océan et retourne vers l'endroit où nous sommes tombés. Arrivée là je lache sa chemise qui tourbillonne, emportée par les courants. J'ai du la déchirer de part en part pour la lui oter, ils croiront donc qu'il l'a perdue, si du moins elle refait surface. Je souris, cela devrait apaiser leur soif de sang.

De retour dans la grotte je surveille le prince déchu, lui faisant manger des algues régulièrement et m'assurant que la chemise sur son front est toujours fraiche. Il transpire à grosses gouttes et tout son corps lutte contre la maladie à en juger par la crispation de ses traits. Ses murmures sont à peine audibles et je n'y prête guère attention, me contentant de le veiller. C'est, de toute façon, la seule chose dont je sois capable, je ne suis pas guérisseuse et la dame sombre n'est pas là.
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MessageRe: Evasion Sam 28 Juin - 22:32


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Le prince déchu croyait halluciner quand il avait vu la femme entrer dans l'eau, voyant ses jambes devenir la queue d'un poisson, devenant donc une sirène. Il hallucinait, cela était certain. Mais il hallucinait déjà depuis le début. Il était si faible et si malade.
Si pitoyable et misérable.
Son regard était vide et il avait le front brûlant. La maladie gagnait du terrain.

Tandis que la sirène était partie, emportant la chemise déchirée de Hans, lui, il continuait de délirer.


-Tais-toi...s'il te plaît...

Lâche. Traître. Misérable. Pitoyable personnage. Fils indigne...

-Assez !... gémissait-il en versant des larmes amères.

Il chuta sur le sol, dans le sable, sur côté. Recroquevillé en pleurant, hurlant de douleur car son bras restait cassé tout de même, et le bouger en même temps n'avait pas été une sainte idée.
Il délirait, et dans son délire, il pensait voir les silhouettes de ses frères sortir soudainement du sable, elles-mêmes faites de sable, pour le saisir et le ramener sous la surface, le faisant s'étouffer. Mais ce n'était qu'une vision affreuse, et rien d'autre.

Pendant qu'il pensait voir des bras sortir du sable pour l'entraîner dessous, pendant qu'il croyait voir surgir des flots les silhouettes de ses frères, la sirène était plus loin, laissant la chemise déchirée au gré des courants marins ressurgir à la surface.
Un soldat l'attrapa, la montra au deuxième frère qui cria victoire; leur petit frère Hans était sûrement mort déchiqueté par les récifs sous-marins ou par les dents de quelques requins affamés qui l'ont pris pour leur repas.
Les autres frères étaient heureux; bande de psychopathes.
Mais seulement jusqu'à ce que l'aîné la prenne et il put constater l'absence de sang. Non, même si elle était restée longtemps sous l'eau, du sang devrait apparaître, même en une infime quantité. Il secoua la tête et décida de continuer les recherches. Hans n'était pas encore sorti d'affaire.
Ce passage avait pris quelques minutes voire plus, le temps pour Milah de retourner voir le prince déchu et de le soigner autant qu'elle le pouvait.

Il s'était évanoui sous le coup de la douleur atroce parcourant son être, en proie à d'étranges et horribles hallucinations, dans son délire affreux.
La sirène, en revenant, avait dû le retrouver allongé sur le sable, recroquevillé sur lui-même, délirant et gémissant de douleur, parfois quelques cris perçants s'entendaient...Maintenant elle prenait soin de lui, certes, mais il n'était pas encore au bout de ses peines. Son corps luttant contre la maladie, les algues aidant...mais délirant toujours.

Quelques heures plus tard, le prince déchu ouvrit les yeux. Il grimaça en se rendant compte que son bras était toujours cassé - il avait cru à un délire également. Il se releva sur son séant, regardant les alentours. Il avait si mal...Et il était toujours nu sous la couverture.

Il ignora s'il y avait Milah, mais il se leva, très lentement et en gémissant avec la souffrance, se recouvrant de la couverture, avança de quelques pas avant de rechuter sur le sol. Il avait très mal, mais cela vous le saviez déjà.
Hans ferma les yeux avant de les rouvrir, il vit mieux les alentours et la grotte. Il ne délirait plus, cela allait mieux. Mais il savait que cela reprendrait sous peu, quand il allait devoir continuer à marcher, encore et encore pour leur échapper.


-...y a quelqu'un ?

Il n'avait toujours pas vu Milah. Les larmes embuaient toujours sa vue.

Dans peu de temps ils allaient quitter cet endroit, ignorant que les frères continueraient de poursuivre le prince déchu.





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MessageRe: Evasion Lun 11 Aoû - 19:00


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I

l ne semble pas vraiment aller mieux, mais ça n'empire pas et compte tenu de mes talents d'infirmière c'est déjà énorme. Je soupire de soulagement et retourne dans l'eau, la grotte n'est pas bien chaude et de toute façon je préfère l'eau à la terre ferme. Nul doute que cela changera quand j'aurais retrouvé mon capitaine, mais pour l'instant je me contente d'apprécier la caresse des vagues. Je crains que l'humidité ambiante ne soit pas très saine pour lui mais moins que le passage dans l'eau cette nuit pour le ramener du coté du continent, de toute façon, donc...Je ne peux pas faire grand chose de plus.

Allongée sur le ventre, le menton appuyé sur mes paumes, mes coudes enfoncés dans le sable, je l'écoute délirer. Je n'étais pas spécialement croyante avant mais puisque j'ai rencontré le Dieu de la Mort je me dis qu'une petite prière ne fait pas de mal, donc sans jamais mentionner le nom d'Hadès pour ne pas attirer son attention, je prie pour que Hans ne rejoigne pas son domaine tout de suite. Enfin je prie...façon de parler, j'ai plutôt tendance à expliquer dans ma tête ce qui arrivera à Hadès s'il vient le prendre et que cela tue ma chance de retrouver Killian. Mais bon, ça peut passer pour une prière, si on n'écoute pas trop ce que je murmure quoi.

D'ailleurs en parlant d'écouter j'entends des mouvements et rouvre les yeux, il s'est redressé, il ne semble pas en grande forme mais il arrive à parler, c'est un bon début je suppose. Il ne semble pas m'avoir vu, je me lève et sors de l'eau, laissant l'illusion d'une robe discrète et sage apparaitre puis je me penche pour attraper une gourde que je lui tends.

"Vous êtes en sécurité. Vous ne devriez pas bouger. Je m'appelle Milah".

3 courtes phrases dites d'un ton clair et autoritaire pour la seconde, espacées par un léger silence lui permettant d'assimiler les mots et leur sens. Il a l'air d'un cadavre qui marcherait encore mais vu où il était il y a peu je crois que son état ne peut que s'améliorer. Du moins il ne pourrait que s'améliorer dans des conditions normales de convalescence, donc un vrai lit, de la nourriture chaude, genre bouillon, de la chaleur et pas d'humidité. Mais il est en cavale donc il va devoir faire avec ça. D'autant que la Dame Sombre a bien insisté sur le fait que demain je devais le déposer sur les cotes du continent et qu'il devrait se débrouiller seul. Donc ses chances de survie ne sont franchement pas bonnes et je me demande si la Dame Sombre a voulu le sauver ou le torturer un peu, au final.



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MessageRe: Evasion Mer 13 Aoû - 14:52


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∂6 Conte : La reine des Neiges
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"Vous êtes en sécurité. Vous ne devriez pas bouger. Je m'appelle Milah".

Hans était trop faible pour faire quoique ce soit. Aussi obéit-il et ne bougea pas, restant sous la couverture. Il avait très froid; bon vu ce qu'il avait sur lui à ce moment...hum...normal quoi...
Et puis, sans compter sur le fait qu'il était malade et que cela n'allait peut-être pas aller en s'arrangeant. Et puis...il avait également le bras cassé, ce qui n'arrangeait encore rien à la situation. Et puis, il commençait à devenir cinglé et à entendre des voix; ce qui, très sincèrement, arrangeait encore moins sa pitoyable situation.
Comment tomber de Charybde en Scylla.

Il vit la femme lui tendre une gourde qu'il prit doucement, son bras tremblait. Il était vraiment malade et faible au point que tout son être lui paraissait être une sorte de morceau de sucre qui menaçait de s'effondrer au moindre problème. Mais là, on ne fait que répéter ce qui avait déjà été dit.

Le prince déchu but doucement tout en regardant l'étrange femme. Il avait cru halluciner quand il avait aperçu la queue de sirène, et il mettait vraiment ce fait sur le compte de sa fatigue et de ce qui lui était arrivé.
Il avait mal, bien sûr. Mal au coeur, mal à la tête. Cela passerait plus tard. Peut-être. Espérons-le. Il pouvait mourir au moindre petit problème; on dirait maintenant un vrai petit morceau de sucre. Certes, les algues avaient aidé à le soigner quelque peu, mais cela ne l'empêcherait pas de souffrir encore.
Décidément, sa vie, depuis le début, était un véritable enfer.

Il reposa la gourde près de lui.


-Merci, murmura t-il très faiblement.

Il toussota un peu, vu que sa voix était quelque peu enrouée.


-Que vous a fait mon aîné pour que vous vouliez m'aider à ce point ? M'achever aurait été plus pratique. Peut-être plus utile... dit-il un peu plus clairement, ou du moins le plus clairement qu'il était capable de prononcer, sa voix montrant encore des signes de grande faiblesse; normal vu son état.

Il se demandait maintenant quand ils allaient repartir, quand il retrouverait la terre ferme, la vraie terre ferme, à la surface. Et surtout s'il allait survivre, ne savait-on jamais.
Mais il se posait également quelques questions, à juste titre. Il aurait bien aimé savoir ce que son frère aîné avait bien pu faire à cette femme. Elle semblait pourtant bien plus intéressante que toutes les autres, autant qu'Elsa; même s'il avait essayé de la tuer, mais...bref on s'en fiche; après tout, ce qui vous intéresse le plus, ce doit être la suite de l'histoire n'est-ce pas ?

Mais sans nul doute qu'il retrouverait la terre ferme, qu'il continuerait à courir comme avant.
Non, jamais il ne cesserait de fuir, jamais il ne cesserait de courir.
Mais il l'ignorait encore, comme il ignorait encore que quelqu'un le verrait, encore vivant et irait le rapporter à ses frères. Et si certes ils perdraient encore sa trace, la traque allait continuer.
Sa cavale ne faisait que commencer.






Spoiler:
 




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MessageRe: Evasion Jeu 14 Aoû - 9:12


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∂6 Conte : Once Upon A Time
Rubis : 191



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Délivrance
I

l avait encore un certain sens de l'humour, c'était bon signe, non ? Ca demande de l'énergie de plaisanter, même si c'est sur sa propre mort. Par contre il n'était pas encore au point coté intellectuel, son regard divaguait et sa faiblesse était effrayante. Mais la Dame Sombre avait dit qu'il trouverait quelqu'un pour s'occuper de lui si je respectais ses instructions, je devais donc lui faire confiance. De toute façon s'il mourrait après que je l'ai laissé comme elle me l'a demandé j'aurais quand même respecté ma part du marché, donc elle devrait respecter la sienne. Je voulais bien tenter de le garder en vie mais je n'allais pas le materner jusqu'à la fin des temps, si elle voulait qu'il vive elle n'avait qu'à se bouger les fesses de son coté. Parce que c'est bien mignon de me laisser faire toute la partie difficile mais je ne me suis pas assez attachée à lui pour faire plus que ce qui m'est demandé. Il est pitoyable et pathétique. Cela dit malgré cela je vois plus de courage et d'énergie dans son regard halluciné que je n'en ai jamais vu dans celui de mon mari...Il a peut être des qualités, quand il est un peu moins proche de la mort.

"J'ai beau être un monstre je ne suis pas ce genre de personne, je ne tue que ceux qui m'ont causé du tort....Et je ne suis pas du genre à les achever, plutôt à entretenir leur calvaire aussi longtemps que possible"

Mes yeux brillent d'une lueur sauvage à cet instant comme j'imagine Rumpel à ma merci, tout ce que je pourrais lui faire subir, toutes ces frayeurs que je pourrais lui imposer pour le terrifier jusqu'à ce que mort s'ensuive. Enfin tout cela si je trouvais le moyen de le priver de ses pouvoirs, bien sur. Je laisse mon sourire carnassier s'effacer, je ne voudrais pas terrifier Hans, il n'est pas vraiment en état de s'effrayer, certes, mais il sera bien plus difficile de le ramener s'il n'est pas consentant....Encore que j'aurais vite fait de l’assommer si nécessaire.

"Il faut manger et prendre quelques forces,l'aube est déjà passée et nous ne pouvons rester ici"

Il a déliré toute la journée et toute la nuit, cela m'a évité de lui expliquer que j'étais une sirène jusqu'ici, mais là il va s'en rendre compte, s'il ne s'évanouit pas comme à l'aller.
Je lui tends la nourriture, il ne mangera sans doute pas grand chose mais tout ce qu'il pourra garder lui fera du bien, le corps a besoin d'énergie pour guérir. Je lui laisse quelques minutes, le temps d'aller vérifier l'état de ses vêtements, encore humides ils seront désagréables à enfiler mais vu que de toute façon ils vont être mouillés durant le retour ce n'est pas dramatique.

Je lui lance les habits et me retourne pour lui laisser le temps de s'habiller, cela prend un moment mais je ne veux pas lui imposer mon aide. J'ai vu d'autres corps nus auparavant, quoique j'en ai déshabillé plus souvent que je n'en ai habillés, mais dans son état de faiblesse il n'a peut être pas envie de se dévoiler et je peux le comprendre. Quand je suis malade ou blessée je voudrais m'enterrer dans un trou pour que personne ne sache que je ne suis pas immortelle. Depuis que je suis une sirène je peux faire ça. Sur bien des points être une sirène est merveilleux. Le seul souci c'est de DEVOIR l'être toutes les nuits sans autre possibilité, cette malédiction m'interdit de passer la nuit au lit dans les bras de mon amant. Elle m'oblige aussi à rester près de l'eau mais en étant l'amante d'un pirate ce n'est pas franchement un gros problème par contre.

"Nous devons y aller"

Je le prends par le bras pour l'aider à marcher (son bras valide, je ne suis pas totalement insensible) et le soutiens vers l'eau, nous avons de l'eau jusqu'au torse quand je laisse mes jambes se transformer. Cette fois encore je le préviens avant de l'embrasser :

"Ne vous faites pas d'illusions"

Je l'embrasse, lui permettant de respirer sous l'eau et je l'entraine avec moi dans l'étroit goulet qui nous sépare de l'océan. Une fois sortis nous avons un long chemin à parcourir pour quitter les Iles du Sud et nous rapprocher du continent. Je connais la plage où je dois le déposer et il nous faudra une dizaine de baisers pour y arriver, je n'ai pas le temps de m'émerveiller sur le paysage cette fois, même si Hans le découvre pour la première fois.

Je me rappelle de ma première fois dans ce monde ci, la première fois que j'ai rejoint la mer, j'étais grisée, émerveillée, tant de couleurs qui virevoltaient au gré des courants, tant de sons qu'Hans n'entendra jamais, tant de musique et de douceur, de danger et de beauté. Mais dans son état de délire je ne suis pas sure qu'il comprenne bien ce qui arrive.

Finalement nous arrivons sur la plage et je le sors de l'eau. Je ne reste pas et ne prends même pas la peine de me créer une illusion de robe, je me contente de lui indiquer un sentier qui débute à quelques pas de nous :

"Ce sentier devrait vous amener vers un village. Nous sommes assez loin des Iles du Sud pour que vous y trouviez de l'aide je pense. Essayez de rester en vie"

Et sans attendre sa réponse je repars dans l'océan, ma mission est terminée, reste à espérer que la Dame Sombre tiendra sa promesse.


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